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Grèce: grève générale contre les réformes dans la fonction publique

16/07/2013 04:06 EDT | Actualisé 14/09/2013 05:12 EDT
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Greek communist union PAME members shout slogans against the Greek government during a general strike in Athens on July 16, 2013. The Greek government submitted to parliament on July 9, 2013 a bill containing fresh reforms to be undertaken by Athens in exchange for a new tranche of bailout loans. The bill, which was posted on the parliament's website, contained 109 articles including those detailing the redeployment of civil servants, which has sparked widespread protests. AFP PHOTO / ANGELOS TZORTZINIS (Photo credit should read ANGELOS TZORTZINIS/AFP/Getty Images)

De nombreux services étaient fermés mardi en Grèce en raison d'une grève générale décrétée par les deux principaux syndicats du pays contre les réformes en cours d'examen au parlement, notamment dans la fonction publique.

Au centre de la contestation figure un projet de loi d'une centaine d'articles qui doit être voté mercredi pour respecter les exigences des bailleurs de fonds du pays, dont le coeur est constitué par un plan de départ et de redéploiement touchant une partie des 700 000 fonctionnaires du pays.

Mardi matin, les trains ne circulent pas en Grèce, pas plus que le métro reliant la capitale à l'aéroport. A Athènes, bus et trolleys ne fonctionnent qu'entre 06H00 GMT et 18H00 GMT. Les vols à l'arrivée et au départ de Grèce seront perturbés par un mot d'ordre d'arrêt de travail des contrôleurs aériens durant la journée.

Le métro fonctionne, mais trois stations du centre-ville ont été fermées en raison des deux défilés de manifestations, le premier en milieu de matinée à l'appel du syndicat communiste Pame, et le deuxième à l'appel du syndicat du secteur privé GSEE, et des fonctionnaires Adedy.

Pour rester sous perfusion de ses créanciers (UE-BCE-FMI), la Grèce doit d'ici à la fin de l'année supprimer 4.000 emplois publics et imposer des mutations à 12.500 fonctionnaires.

Après le choc dans l'opinion créé par la fermeture début juin sans préavis ni négociation de l'organisme de radiotélévision publique ERT, pourtant considéré comme une vache sacrée en Grèce, l'application quasi mathématique d'un schéma de mutation, qui intervient après des années d'embauche clientéliste et de laisser faire, suscite beaucoup d'angoisse, notamment dans le monde enseignant.