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Le CRTC refuse à Bell la hausse de tarifs des téléphones publics payants

16/07/2013 11:29 EDT | Actualisé 15/09/2013 05:12 EDT
Getty
A Bell Canada pay phone stands in this photograph taken with a tilt-shift lens in Toronto, Ontario, Canada, on Thursday, July 28, 2011. Bell is Canada's largest communications company, providing telephone services, mobile communications, high-speed Internet and digital television. Photographer: Brent Lewin/Bloomberg via Getty Images

GATINEAU, Qc - Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a rejeté mardi une demande de Bell Canada (TSX:BCE) en vue d'augmenter le tarif des appels locaux faits à partir d'un téléphone public payant.

«À notre avis, il s'agit d'une victoire», a affirmé Janet Lo, conseillère juridique du Centre pour la défense de l'intérêt public.

«Nous sommes très heureux que le conseil ait résisté à la requête de Bell pour une hausse du tarif d'utilisation des téléphones payants, qui, à nos yeux, n'était pas justifiée», a-t-elle ajouté.

Le CRTC cherche également à déterminer s'il lui faudra prendre des mesures pour empêcher l'entreprise de retirer les appareils moins rentables dans les collectivités moins bien desservies.

Bell et sa filiale Bell Aliant avaient demandé l'autorisation de faire passer le tarif des appels locaux faits à partir d'un téléphone payant et payés en espèces à 1 $, contre 50 cents actuellement, et celui des appels facturés à une carte de crédit ou payés autrement à 2 $.

Les deux entreprises avaient expliqué que leurs revenus augmenteraient si ces hausses étaient acceptées, ce qui leur permettrait de ralentir le rythme du retrait des téléphones payants, moins rentables.

L'utilisation du téléphone payant diminue graduellement, alors que de plus en plus de gens se tournent vers les téléphones cellulaires, avait fait valoir Bell.

Le CRTC a toutefois répliqué que les téléphones payants non rentables finiraient de toute façon par être retirés du marché, peu importe le coût de l'opération.

«Un nombre important de téléphones payants (...) continueront vraisemblablement d'être retirés du service en raison de la baisse des revenus et de la demande, peu importe les tarifs applicables aux services de téléphones payants», a estimé l'organisme dans le texte de sa décision.

Le CRTC a cependant reconnu ne pas disposer de suffisamment d'informations pour savoir combien de téléphones payants demeurent en service au Canada, et à quel point ils sont utilisés.

Dans le cadre d'une consultation lancée mardi, le CRTC demande donc aux Canadiens de donner leur avis sur le rôle joué par les téléphones payants au pays. Il sollicite aussi des commentaires sur la pertinence d'interdire aux entreprises de retirer le dernier téléphone payant d’une collectivité jusqu'à ce que la consultation et tout processus de suivi soient terminés.

À la Bourse de Toronto, l'action de BCE a glissé mardi de 28 cents, ou moins d'un pour cent, à 43,82 $.

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