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Vainqueur de l'Omnium britannique en 2012, Ernie Els a remis le Claret Jug

15/07/2013 05:53 EDT | Actualisé 14/09/2013 05:12 EDT

GULLANE, Royaume-Uni - Des dizaines de caméras étaient sur place, lundi matin, pour capter le premier grand moment de l'édition 2013 de l'Omnium britannique, bien qu'elles étaient bien loin du parcours de Muirfield. Elles ont fait le pied de grue dans l'entrée menant au pavillon du club, attendant patiemment l'arrivée d'une familiale gris métallique.

Ernie Els en est sorti de la banquette arrière, tenant dans ses mains le Claret Jug, trophée qu'il a remporté l'an dernier au Royal Lytham & St. Annes, et l'a prestement remis au président du Royal & Ancient, Peter Dawson.

«Merci, lui a dit Dawson. Vous avez été un grand champion.»

Maintenant, le Sud-Africain de 43 ans pourra tenter de remettre la main sur le pichet d'argent, mais il sait qu'il aura fort à faire.

Vainqueur le mois dernier en Allemagne, Els a remporté le tournoi la dernière fois qu'il a été présenté à Muirfield, en 2002. Il compte plus de top-10 à l'Omnium britannique que dans tout autre tournoi majeur. Mais l'histoire est contre lui: le dernier vainqueur du tournoi âgé de plus de 40 ans à défendre son titre avec succès à été Old Tom Morris. Il y a 151 ans.

Celui que l'on surnomme «The Big Easy» n'est pas un parieur, mais on lui quand même demandé de choisir un golfeur sur qui miser une livre le week-end prochain.

«Il faudrait que je regarde les cotes, n'est-ce pas?, a-t-il demandé en tentant de gagner du temps. Peut-être un négligé. J'aime bien miser sur les négligés.»

C'est sûrement de ce statut dont il profitait, l'an dernier, au Royal Lytham. Il n'avait pas remporté de majeur en deux ans, ne s'était pas qualifié pour le Tournoi des Maîtres pour la première fois en près de 20 ans et il occupait le 40e rang mondial. Mais il a été presque parfait sur le neuf de retour et a profité de l'effondrement d'Adam Scott, qui a commis des bogeys sur ses quatre derniers trous pour terminer à coup du vainqueur.

Mais de retour à notre pari. On a demandé à Els qui il considère comme le favori.

«Si j'en nomme un, je devrai en nommer 20. Ça prouve à quel point c'est serré. Je ne sais pas. Un gars qui aime le parcours, je ne suis pas certain.»

C'est un bon départ.

Il n'y a rien qui se compare au golf sur des parcours de type links, avec ses vallons entourant les allées, aux contours délimités par l'herbe haute et ponctués de fosses profondes. On peut le jouer par la voie des airs quand l'été est plus pluvieux, ou faire rouler la balle quand le parcours est plus jaune, plus sec, comme c'est le cas cette année à Muirfiled.

Els se rappelle de la première fois qu'il a joué sur un links. Il a aimé dès le premier instant.

«Le son est différent. Les traces laissées dans l'allée sont différentes. Il n'y a rien dans le monde qui s'approche de l'expérience offerte par un links. Alors vous allez adorer ou vous allez détester. J'ai été assez chanceux pour tomber en amour avec ce type de parcours.»

Et s'il fallait miser sur un négligé?

Peut-être quelqu'un comme Jordan Spieth, le Texan de 19 ans qui a remporté la Classique John Deere au cinquième trou de prolongation. Spieth allait de nouveau terminer parmi les meneurs d'un tournoi sur le circuit de la PGA. Il a été catapulté à la victoire quand il a calé un coup d'une fosse de sable pour le birdie pour se retrouver en prolongation face à Zach Johnson, qui a commis un bogey au 18e.

La prochaine chose qu'il a réalisée, c'est qu'il se trouvait dans un vol nolisé pour l'Écosse pour disputer son premier Omnium britannique. Spieth a déjà joué sur un links, au Royal Aberdeen en 2011.

Pour ceux qui croient qu'il faut avoir l'expérience, Ben Curtis a remporté son premier majeur à l'Omnium britannique de 2003, à sa première participation sur un links. Curtis a renoué cette semaine avec Andy Sutton, le cadet qu'il avait embauché pour sa victoire au Royal St. George's.

Tiger Woods est toujours parmi les favoris, et c'est lui qui dispose des meilleures cotes chez les preneurs aux livres cette semaine, même s'il n'a pas gagné le tournoi depuis 2006.

Els ne se compte pas pour battu d'avance par contre, pas à la suite de sa victoire en Allemagne et de sa quatrième place à égalité à l'Omnium des États-Unis. Els ne gagne peut-être pas au même rythme qu'avant, mais il joue bien sur les parcours difficiles. Avec le temps sec et les forts vents qui sont prévus, Muirfield pourrait être bien difficile.

Le Claret Jug est le plus vieux trophée dans le monde du golf, étant remis depuis 1873. Els l'a transporté partout à travers le monde au cours de la dernière année, comme il l'avait fait après l'avoir remporté en 2002. Le trophée est toutefois demeuré en banlieue de Londres au cours des deux dernières semaines, question de le faire astiquer pour qu'il soit d'une brillance irréprochable au moment de le remettre au Royal & Ancient.

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