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Paris confirme l'identité de l'otage français tué dans le nord du Mali

15/07/2013 05:46 EDT | Actualisé 14/09/2013 05:12 EDT

PARIS - Le bureau du président français François Hollande a confirmé lundi la mort d'un otage français au Mali, mettant fin à l'incertitude à propos de l'état de l'un des six citoyens de l'Hexagone capturés par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Selon un communiqué du bureau présidentiel, une autopsie sera pratiquée pour découvrir la cause de la mort de Philippe Verdon, une fois le corps rapatrié en France. Des tests ont été effectués sur la dépouille pour en vérifier l'identité.

AQMI a indiqué en avril sur Twitter que M. Verdon était mort, après une annonce officieuse en mars. L'otage, au début de la cinquantaine, avait été capturé à Hombori, dans le nord-est du Mali, en novembre 2011, en compagnie d'un autre citoyen français. Les deux étaient supposément en voyage d'affaires.

Le groupe lié à al-Qaïda, qui affirme avoir enlevé les deux personnes dans leur chambre d'hôtel, a soutenu que les deux individus étaient des espions français. AQMI détiendrait encore cinq otages français.

L'organisation terroriste faisait partie des trois groupes islamistes extrémistes qui contrôlaient le nord du Mali jusqu'à ce qu'une intervention militaire déclenchée en janvier par la France mette fin à leur domination, provoquant la mort d'extrémistes et la fuite des survivants dans les pays voisins.

On savait que Philippe Verdon était malade, et des spéculations ont eu cours concernant la possibilité que son décès soit lié à son état préalable. AQMI a cependant revendiqué sa mort, affirmant en avril que le destin des captifs restants «était entre les mains du président français François Hollande, et que la porte était encore ouverte pour trouver une solution juste».

La déclaration présidentielle assure que Paris cherche toujours à obtenir la libération des captifs restants. Un autre Français est détenu au Nigeria par un autre groupe.

Les négociations pourraient s'avérer plus complexes que par le passé, puisque les extrémistes maliens sont désormais éparpillés, après l'intervention militaire.

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