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Le diplomate américain William Burns au Caire

15/07/2013 07:27 EDT | Actualisé 14/09/2013 05:12 EDT

Le diplomate américain William Burns doit s'entretenir aujourd'hui avec des représentants de l'armée et du gouvernement intérimaire égyptien au Caire, alors que les Frères musulmans appellent de nouveau à manifester.

Le diplomate exhorte les responsables à restaurer l'ordre dans le pays, près de deux semaines après l'éviction du président Mohamed Morsi. Rien n'indique que l'émissaire américain rencontrera des représentants des Frères musulmans. Le mouvement a fait savoir ce lundi qu'il avait décliné l'invitation de William Burns, en raison des « ingérences injustifiées des États-Unis dans les affaires égyptiennes ». L'organisation refuse en outre de participer au processus de transition en cours.

Le secrétaire d'État adjoint pourrait être accueilli avec froideur dans la capitale, où des portraits de l'ambassadrice américaine Anne Patterson sont désormais barrés de l'inscription : « Rentre chez toi, sorcière ».

D'autres manifestations à prévoir

Un calme précaire règne dans les grandes villes d'Égypte, à la veille de nouvelles manifestations. Les Frères musulmans réclament le rétablissement de Mohamed Morsi dans ses fonctions de président.

L'intervention des militaires, au lendemain de manifestations qui ont réuni plusieurs millions d'adversaires du chef de l'État, a été suivie d'affrontements qui ont fait 92 morts.

Dans le Sinaï ce lundi, des tirs de roquettes imputés à des extrémistes islamistes ont fait trois morts et 17 blessés qui prenaient place à bord d'un autobus. Le car a été pris pour cible à El Arich, où les attentats se multiplient depuis le 3 juillet, date à laquelle l'armée a déposé le président Mohamed Morsi.

Le gouvernement en cours de constitution

Le premier ministre égyptien de transition, Hazem el Beblaoui, a poursuivi dimanche la constitution de son équipe gouvernementale. Ancien ambassadeur aux États-Unis, Nabil Fahmy a accepté le ministère des Affaires étrangères, signe de l'importance que Le Caire accorde à ses relations avec Washington.

Mohamed Morsi est quant à lui toujours détenu dans un lieu secret. Les autorités ne l'ont pas inculpé mais ont annoncé samedi qu'elles avaient reçu des plaintes à son encontre pour espionnage, incitation à la violence et sabordage de l'économie.

Reuters

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