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L'écologiste Paul Watson en fuite sur les mers du monde depuis un an

15/07/2013 07:59 EDT | Actualisé 14/09/2013 05:12 EDT

Paul Watson, le fondateur et président de la société de conservation Sea Shepherd, sillonne les océans de la planète depuis un an pour éviter d'être arrêté.

Il a ainsi été relégué au rang d'observateur de l'une de ses campagnes environnementales préférées, et n'a pas serré sa petite-fille dans ses bras depuis de nombreuses années. Le fondateur canadien du groupe écologiste Sea Shepherd n'a pas perdu son assurance pour autant.

Lors d'une entrevue accordée par téléphone à La Presse Canadienne, M. Watson affirme qu'il « s'en tirera », et ce peu importe les conséquences. « Qu'ils m'arrêtent ou non, les campagnes de Sea Shepherd vont se poursuivre. »

Paul Watson se dit persécuté

L'homme de 62 ans, dont l'emplacement en mer est un secret bien gardé, maintient qu'il est poursuivi injustement par le Japon et le Costa Rica, qui ont déposé des accusations à la base de deux mandats lancés contre lui par Interpol.

« Si je suis envoyé au Costa Rica (...) ce n'est qu'une porte vers le Japon », affirme M. Watson, qui tente depuis des années de faire dérailler la pêche à la baleine japonaise et qui croit désormais être persécuté.

Malgré ses déclarations incendiaires, le fait est que Paul Watson erre en mer depuis un an. Il s'agit toutefois d'une décision qui, dit-il, lui a permis d'éviter une incarcération à durée indéterminée au Japon.

« Je ne suis pas vraiment un fugitif. C'est simplement que si je franchis une frontière, cela enverra immédiatement un message au Japon pour que je sois arrêté, puis extradé », dit-il.

Selon Robert Currie, un professeur de droit à l'Université Dalhousie, à Halifax, les inquiétudes qui poussent M. Watson à demeurer en mer sont tout à fait légitimes. « Il ne blague pas : s'il touche terre, il est en danger », affirme-t-il.

« Il pourrait très bien être arrêté dans plusieurs pays, et ceux qui ne l'arrêteraient pas ne sont probablement pas des endroits où il souhaite se rendre. »

Paul Watson croit par ailleurs que les campagnes menées par son organisation contre le Japon, dans les eaux entourant l'Antarctique, ont permis de sauver plus de 5000 baleines depuis leur début.

Recherché par le Costa Rica

L'environnementaliste connu pour ses démêlés avec la justice était de passage en Allemagne en mai 2012 lorsqu'il a été arrêté à la demande du gouvernement du Costa Rica, qui affirme qu'il a mis en danger l'équipage de l'un de ses navires en 2002.

En juillet de la même année, M. Watson, qui était en résidence surveillée après avoir été libéré sous caution, dit avoir été prévenu de son extradition imminente en direction du Japon. Il a alors pris la fuite, ce qui a entraîné l'émission d'un premier mandat d'Interpol à son endroit.

Forcé par un tribunal américain de passer la main dans la gestion de l'organisation, il occupe désormais ses journées à écrire un livre sur ses querelles avec les Japonais, et à offrir ses conseils pour les différentes campagnes de la société de conservation Sea Shepherd, tandis que ses avocats contestent les accusations portées contre lui.

Paul Watson affirme que son seul regret est de ne pas pouvoir passer du temps avec sa fille et sa petite-fille.

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