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La croissance économique chinoise ralentit encore avec la faiblesse du commerce

15/07/2013 05:38 EDT | Actualisé 14/09/2013 05:12 EDT

PÉKIN, Chine - Les leaders chinois devront décider si le ralentissement de leur économie — dont la croissance a atteint son plus faible niveau depuis 1991 à cause de la faiblesse du commerce et des efforts pour atténuer la hausse du crédit — justifie la mise en place de nouvelles mesures de relance.

La deuxième plus grande économie au monde a cru à un rythme de 7,5 pour cent par rapport à l'an dernier au cours du trimestre clos en juin, ce qui représente un ralentissement par rapport à la croissance de 7,7 pour cent observée au trimestre précédent, selon des données dévoilées lundi. La croissance de la production des usines, celle des investissements ainsi que d'autres indicateurs se sont affaiblis.

Ce cinquième trimestre consécutif de croissance inférieure à huit pour cent est «un signal de détresse évident», a estimé l'analyste Xianfang Ren, analyste pour IHS Global Insight, dans un rapport. Compte tenu que les investissements sont faibles, l'économie pourrait courir «le risque de tomber en panne», a-t-elle précisé.

Des analystes ont estimé que la croissance pourrait ralentir davantage, ce qui accentuerait la pression sur les leaders communistes qui ont pris le pouvoir l'an dernier. Ceux-ci tentent de faire migrer l'économie chinoise de sa dépendance aux exportations et aux investissements vers une croissance plus lente, mais plus soutenue, reposant sur la consommation des ménages.

Les leaders chinois devront vraisemblablement lancer de nouvelles mesures de relance pour atteindre leur cible de croissance de 7,5 pour cent pour l'année, a pour sa part estimé l'économiste Dariusz Kowalczyk, de Crédit agricole CIB.

Selon lui, ces mesures pourraient comprendre un affaiblissement de la devise chinoise pour encourager les exportations ou l'injection de liquidités dans l'économie par l'entremise de plus importantes dépenses en travaux publics.

«Nous verrons d'autres mesures pour encourager la croissance», a affirmé M. Kowalczyk. «Ils doivent faire quelque chose. Sinon ils vont rater leur cible. Et ils ne peuvent pas se permettre cela, parce que c'est leur première année au pouvoir.»

Un déclin de l'activité économique chinoise pourrait avoir des répercussions mondiales, réduisant les revenus des fournisseurs de matières premières et de composantes industrielles comme l'Australie, le Brésil, et l'Asie du Sud-Est. La diminution de la demande en provenance de la Chine a d'ores et déjà fait reculer les prix du minerai de fer et d'autres matières premières.

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