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Espagne: le premier ministre Mariano Rajoy martèle qu'il ne démissionnera pas

15/07/2013 12:04 EDT | Actualisé 14/09/2013 05:12 EDT

MADRID - Le premier ministre de l'Espagne a déclaré lundi n'avoir aucunement l'intention de se plier aux exigences de l'opposition, qui réclament son départ dans la foulée des révélations de textos échangés avec un ex-trésorier de son parti aujourd'hui en prison, et dans lesquels il lui conseille de «rester calme».

Mariano Rajoy a soutenu lundi, à l'issue d'une rencontre avec son homologue polonais Donald Tusk, avoir l'intention de mener à terme le mandat que lui a conféré l'électorat espagnol, affirmant que son gouvernement est «stable» et qu'il remplira ses obligations.

M. Rajoy, éclaboussé par un scandale de corruption, affirme que ni lui ni aucun de ses ministres n'ont reçu de l'argent illégalement. Mais il n'a pas nié avoir échangé des textos avec l'ancien trésorier du Parti populaire, Luis Barcenas.

L'ex-sénateur était un homme fort du parti et a occupé des postes importants au sein de la formation pendant une vingtaine d'années. Il a dû démissionner en 2009 après avoir été cité dans une enquête sur des allégations de financement illégal.

Les messages textes, publiés dimanche dans le journal «El Mundo», avaient été échangés avant que M. Barcenas soit envoyé en prison. M. Rajoy lui demande de «rester calme», souligne que la situation est difficile et qu'ils «font ce qu'ils peuvent» pour l'aider.

M. Barcenas a été placé en détention le mois dernier, dans l'attente d'un éventuel procès pour fraude et blanchiment d'argent. Il aurait caché l'équivalent d'environ 61 millions $ US dans des comptes bancaires secrets en Suisse. Les allégations vont bon train depuis, alors que plusieurs le soupçonnent de vouloir entraîner le Parti populaire et le gouvernement Rajoy avec lui dans la tourmente.

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