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Edward Snowden est un cadeau indésirable imposé par Washington, affirme Poutine

15/07/2013 04:05 EDT | Actualisé 14/09/2013 05:12 EDT

MOSCOU - Le président russe Vladimir Poutine a qualifié lundi le long séjour dans un aéroport de Moscou de l'ex-analyste en fuite de la National Security Agency Edward Snowden de cadeau empoisonné imposé à la Russie par les États-Unis.

Selon des déclarations prononcées lors d'une rencontre avec des étudiants et rapportées par les agences de presse russes, M. Poutine a noté que M. Snowden s'était envolé vers Moscou le 23 juin «sans invitation» pour y transiter simplement en direction d'un autre pays.

Le président russe a toutefois souligné que les États-Unis ont intimidé d'autres pays pour qu'ils n'accueillent pas le jeune homme, l'empêchant alors de poursuivre ses déplacements.

L'informateur a dit la semaine dernière qu'il demanderait l'asile à la Russie. Le sort de cette demande n'est pas encore clair.

La presse russe a mentionné lundi qu'aucune demande officielle n'avait été reçue. Le Service fédéral de l'immigration a révélé à l'Associated Press qu'il ne disposait d'aucune information sur cette question.

M. Snowden avait déjà demandé l'asile à Moscou, demande qui, a dit M. Poutine, ne serait avalisée que si l'ex-consultant acceptait de ne plus dévoiler d'informations. L'ex-analyste en fuite a alors retiré sa demande, ont mentionné des participants à la rencontre.

Le Venezuela, la Bolivie et le Nicaragua ont tous offert l'asile à Edward Snowden, mais il serait difficile de s'y rendre en partance de Moscou sans entrer dans l'espace aérien américain, ou dans celui des alliés de Washington. Les États-Unis ont invalidé son passeport.

M. Poutine a déclaré lundi que le jeune informaticien semblait ne pas vouloir demeurer en Russie de façon permanente.

Mais interrogé à savoir où il pourrait aller, le président russe a rétorqué: «comment le saurais-je? C'est sa vie, son destin».

Si Moscou offre l'asile à M. Snowden, cela pourrait se faire au péril du climat déjà tendu avec les États-Unis, moins de deux mois avant que les présidents Poutine et Obama ne se rencontrent dans la capitale russe, puis lors d'un sommet du G-20 à Saint-Pétersbourg.

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