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Crise économique en Iran: le président élu critique le gouvernement sortant

15/07/2013 11:09 EDT | Actualisé 14/09/2013 05:12 EDT

TÉHÉRAN, Iran - Le président élu de l'Iran a émis ses premières critiques contre le gouvernement sortant depuis son élection, affirmant qu'il avait mal géré l'économie du pays.

L'équipe d'experts de Hassan Rohani estime que le gouvernement a enjolivé la situation économique et que le président sortant, Mahmoud Ahmadinejad, a laissé beaucoup de travail à faire, selon les propos rapportés lundi par plusieurs journaux iraniens.

«Nous avons demandé aux autorités actuelles de nous présenter la situation, mais leurs rapports et ceux de notre équipe sont vraiment très éloignés», a déclaré M. Rohani, d'après les remarques publiées par le quotidien réformiste «Shargh».

Seulement 14 000 emplois ont été créés annuellement de 2006 à 2012, même si le président Ahmadinejad affirme en avoir créé des centaines de milliers, a ajouté M. Rohani.

Le taux d'inflation est présentement de 42 pour cent, et non de 32 pour cent comme l'affirme le gouvernement, a poursuivi le président élu. Dimanche, la banque centrale a établi le taux d'inflation à 36 pour cent.

Lors d'une réunion dimanche avec des députés, Hassan Rohani a réclamé une collaboration étroite entre son bureau et le Parlement afin de surmonter les grandes difficultés auxquelles le pays est confronté.

«Le pays fait face à une situation difficile et compliquée en partie à cause des politiques intérieures et en partie à cause des pressions étrangères injustes», a déclaré le président élu, selon les propos rapportés par les médias iraniens.

L'Iran a été frappé par une série de sanctions internationales liées à son programme nucléaire contesté, que les pays occidentaux soupçonnent d'avoir des objectifs militaires. L'Iran affirme que son programme nucléaire est strictement civil.

Hassan Rohani, qui prendra officiellement la présidence le 3 août, a régulièrement critiqué le président sortant durant sa campagne électorale. Il a remporté près de 51 pour cent des voix au premier tour de l'élection présidentielle, en juin.

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