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Un corps découvert au Mali très probablement celui d'un otage français

14/07/2013 11:40 EDT | Actualisé 13/09/2013 05:12 EDT

Un corps découvert plus tôt ce mois-ci dans le nord du Mali serait selon « une très forte probabilité » celui de Philippe Verdon, un otage français enlevé par Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) en novembre 2011, a annoncé dimanche soir le ministère français des Affaires étrangères.

« Des vérifications complémentaires sont en cours », a précisé le porte-parole du Quai d'Orsay, Philippe Lalliot.

Dans son entretien télévisé du 14 juillet, plus tôt dans la journée, le président français François Hollande avait déclaré détenir « des informations des plus mauvaises sur Philippe Verdon ».

« Hélas, tout indique qu'il serait mort il y a déjà plusieurs semaines », avait-il dit.

Une source proche de l'enquête gouvernementale citée par l'AFP a précisé qu'un prélèvement avait été effectué sur la dépouille afin de vérifier qu'il s'agissait bien du Français, dont le décès avait été annoncé en mars par AQMI.

Au Mali par affaires

M. Verdon et un autre Français, Serge Lazarevic, ont été enlevés dans la nuit du 24 novembre 2011, dans leur hôtel à Hombori, dans le nord-est du Mali. Selon leurs proches, les deux hommes étaient en voyage d'affaires pour un projet de cimenterie. Serge Lazarevic reste détenu par AQMI.

Âgé de 53 ans, Philippe Verdon souffrait d'un ulcère et de tachycardie. « Pour nous, il est possible que Philippe soit mort à cause de ses pathologies et qu'AQMI s'en serve pour une mise en scène », avait estimé le printemps dernier Pascal Lupart, qui dirige le comité de soutien de M. Verdon.

Quatre autres Français, Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret, ont été enlevés le 16 septembre 2010 par AQMI alors qu'ils se trouvaient au Niger.

À ces otages s'ajoutent deux autres Français : Gilberto Rodriguez Leal, kidnappé le 20 novembre 2012 au Mali, et Francis Collomp, enlevé le 19 décembre 2012 au Nigeria.

Dans son entretien télévisé, le président Hollande a également évoqué le sort de deux journalistes français disparus en juin en Syrie, et assuré que la France faisait tout pour les localiser et « connaître exactement les intentions de leurs ravisseurs ».

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