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Égypte : la Sécurité intérieure questionne le président déchu Mohamed Morsi

14/07/2013 10:33 EDT | Actualisé 13/09/2013 05:12 EDT

En Égypte, la Sécurité intérieure interroge le président déchu, Mohamed Morsi. sur les circonstances de son évasion de prison en 2011, pendant l'insurrection contre l'ancien président égyptien, Hosni Moubarak.

L'interrogatoire se déroule dans un endroit tenu secret.

L'enquête vise à déterminer si Mohamed Morsi et des membres de la confrérie des Frères musulmans ont bénéficié de l'aide de groupes étrangers pour leur évasion.

Des sources judiciaires ont indiqué que le nouveau procureur général examinait des plaintes de particuliers contre M. Morsi et d'autres membres des Frères musulmans pour « espionnage, incitation au meurtre de manifestants et mauvaise gestion économique ».

Formation du nouveau gouvernement 

Entre-temps, les autorités s'efforcent de constituer rapidement un nouveau gouvernement. Le prix Nobel de la paix, Mohamed ElBaradei, vient d'être nommé vice-président chargé des relations internationales. Le premier ministre Hazem Beblawi a dit espérer pouvoir annoncer mardi ou mercredi la composition du gouvernement.

Il a aussi ajouté que ses priorités demeurent de restaurer la sécurité, d'assurer la fourniture des biens et services et de préparer les échéances électorales (législatives et présidentielle).

Aide de trois pays arabes du golfe et demande de Washington 

Le Koweït a envoyé un pétrolier chargé de quelque 100 000 tonnes de diesel et un autre chargé de 1,1 million de barils de brut en Égypte. Le Koweït s'est engagé à fournir des produits pétroliers d'une valeur de 200 millions de dollars américains et a déjà remis une partie de l'aide de 4 milliards de dollars américains, qu'il s'est engagé à apporter au Caire.

L'Égypte bénéficie d'une assistance de 12 milliards de dollars américains de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et du Koweït, depuis l'éviction par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi. Les trois pays appuient les nouvelles autorités égyptiennes et sont hostiles envers le mouvement des Frères musulmans.

De leur côté, les États-Unis réclament la libération de l'ancien président islamiste, destitué le 3 juillet par l'armée.

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