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Le bilan des victimes du déraillement d'un train en France restera le même

13/07/2013 11:57 EDT | Actualisé 12/09/2013 05:12 EDT

BRÉTIGNY-SUR-ORGE, France - Une puissante grue a commencé, samedi, à soulever la carcasse du plus endommagé des quatre wagons ayant déraillé dans une gare au sud de Paris, faisant six morts et près de 200 blessés.

Les autorités craignaient découvrir de nouvelles victimes sous les ruines, mais ce ne fut pas le cas, a fait savoir le préfet du département de l'Essonne, Michel Fuzeau.

Après le déclenchement de la délicate opération, M. Fuzeau a indiqué que les autorités étaient dorénavant convaincues que le bilan des victimes demeurait le même.

Le ministre français des Transports, Frédéric Cullivier, a déclaré samedi que l'accident n'avait pas été causé par une erreur humaine et que les enquêteurs se concentraient sur une pièce de métal s'étant détachée du système d'aiguillage sur la voie.

L'entreprise ferroviaire nationale de la France, la SNCF, a déjà pris le blâme pour le déraillement survenu vendredi à Brétigny-sur-Orge la veille d'un important congé national.

Le train, qui transportait environ 385 passagers, roulait en-deçà de la limite autorisée de 137 km/h lorsqu'il a déraillé, glissé et heurté le quai d'embarquement de la gare dans la petite ville située près de la capitale. L'accident s'est produit 20 minutes après le départ du train, qui devait mettre trois heures à rejoindre Limoges, au centre de la France.

La grue de 700 tonnes, qui a été expédiée depuis le nord de la France, surplombait les édifices entourant la station afin de dégager la voie.

Guillaume Pépy, le patron de la SNCF, a affirmé que l'opération était d'autant plus compliquée qu'elle se déroulait dans une gare. Il a admis ne pas savoir combien de temps il faudrait pour retirer les wagons, disant que cela pourrait se poursuivre dimanche, jour de la prise de la Bastille, la fête nationale des Français, et même lundi.

M. Pépy a précisé que les conducteurs de la grue manipuleraient les wagons avec prudence parce que les autorités doivent vérifier qu'il n'y a pas d'autres victimes dans les débris.

Il a ajouté que les investigateurs avaient découvert une pièce de métal de 10 kg entre deux rails dans un système d'aiguillage qui semble s'être détachée, s'être soulevée et être la cause initiale du déraillement.

M. Fuzeau, a révélé que 22 blessés étaient toujours hospitalisés et que, sur ce nombre, deux se trouvaient dans un état critique. Près de 200 personnes ont été traitées sur les lieux de l'accident ou à l'hôpital pour diverses blessures après le crash.

Une minute de silence a été observée à midi samedi dans les gares à travers la France en mémoire des victimes.

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