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L'armée offre un camp de formation aux jeunes des Premières Nations

13/07/2013 03:29 EDT | Actualisé 12/09/2013 05:12 EDT

ÎLE MANITOULIN, Ont. - Les soldats canadiens sont passés du mentorat de troupes afghanes à l'éducation des jeunes autochtones dans le cadre d'un programme que le commandant sortant de l'armée désire étendre aux communautés en difficulté des Premières Nations dans tout le pays.

Des adolescents de la Première Nation Zhibaahaasing et des soldats du 1er bataillon du Régiment royal canadien ont passé une semaine dans le maquis de l'ouest de l'Île Manitoulin, où les jeunes ont appris les techniques de base des combattants, des trucs de survie et, sans doute l'aspect le plus important, à travailler en équipe.

Il s'agissait d'un test important, non seulement pour une armée à la recherche d'une mission, mais également pour les communautés autochtones aux prises avec un haut taux de chômage, peu de perspectives d'emploi et des jeunes désoeuvrés.

Irene Kells, la chef de Zhibaahaasing, a été gagnée par l'émotion lorsque les jeunes sont rentrés au bercail, affirmant que cela ouvrait la voie vers l'avenir, même si aucun d'entre eux ne décide de s'engager dans l'armée.

Le commandant de l'armée canadienne, le lieutenant-général Peter Devlin, a dit qu'il aimerait que le programme soit volontairement étendu à d'autres communautés en difficulté à travers le pays, et cherche l'appui d'autres ministères fédéraux.

Les Forces canadiennes mettent sur pied de tels camps pour les jeunes autochtones depuis 25 ans, mais la différence avec le programme sur l'Île Manitoulin, cette semaine, est qu'il s'agit de la première fois à être menée dans la communauté.

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