Guns N' Roses au FEQ : une nostalgie qui frôle la caricature (PHOTOS)

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GUNS N ROSES
Marc Young

Le spectacle du groupe Guns N' Roses sur les plaines ne devrait pas marquer ni les esprits, ni l'histoire du Festival d'été de Québec. Le groupe (ou ce qu'il en reste puisque de la formation originale il ne subsiste qu'Axl Rose) s'est pourtant montré fort généreux interprétant, dans un spectacle de près de trois heures, la totalité de ses succès et prenant visiblement un malin plaisir à se produire devant une si grande foule.

Premier constat : la voix d'Axl Rose, 52 ans, n'y est plus. Et on peut se poser la question sur son énergie également. N'eut été de la solide présence de ses musiciens à qui il offre beaucoup d'espace, le spectacle aurait été de courte durée. Parfois, on avait l'impression d'assister à un hommage, tellement ça frôlait la caricature. Pourtant tout avait bien commencé, le groupe ne commençant que 20 minutes en retard. Débutant en force avec Chinese (Democracy) sous une détonation de feu et de pétards et poursuivant avec Welcome to the Jungle, la soirée était lancée. Axl Rose, qui se se déhanchait un peu maladroitement, coiffé de ses innombrables chapeaux, de ses bagues et de lunettes noires, a vite été enterré par ses musiciens. On savait dès lors que la soirée serait longue. Qu'importe, la foule, venu surtout par nostalgie en cette belle soirée d'été, était décidé coûte que coûte à faire la fête.

Les succès au rendez-vous

Nous avons eu droit à plusieurs solo et duo de guitares de la part des talentueux DJ Ashba et de Ron Thai. En plus des chansons plus ou moins connus du groupe américain, le classique Live and Let Die, interprété avec beaucoup d'effet pyrotechnique, a semblé plaire aux spectateurs. Sweet Child of Mine et November Rain, pièce interprétée au piano, ont été les chansons les plus chaudement applaudies, le public ne se gênant pas pour les reprendre en choeur. Donnons quand même le crédit à la formation qui a su interpréter tous les titres qui ont fait le succès du groupe au milieu des années 80. Ses six albums se sont tout de même écoulé à travers le monde à 100 millions de copies.

Les vidéos projetés en arrière scène n'avaient souvent aucun lien avec la chanson et étaient plutôt généralement de mauvais goût. Autre détail : il y avait un léger décalage entre le visuel et le son sur les écrans du festival. Un peu embêtant. Le pianiste Dizzy Reed a lui aussi eu son moment où, seul au piano, il a pu faire montre de son talent jouant même une version de The Wall. Les meilleurs moments sont venus en fin de soirée alors que les versions de Don't Cry (les briquets et les téléphones portables se sont soudainement allumés sur les plaines) et de Knockin' On Heaven's Door ont été accueillis avec beaucoup d'enthousiasme. Au rappel, il ne manquait que Paradise City et Patience pour compléter l'ensemble de l'oeuvre. Alors, sous une pluie de confettis et d'effets pyrotechniques de toutes sortes, le groupe a tiré sa révérence, non sans remercier Québec pour son accueil extraordinaire. Décidément, Québec sait faire dans la nostalgie.

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