DIVERTISSEMENT

Louis Cyr, d'espoir canadien-français à espoir du cinéma québécois (CRITIQUE/PHOTOS)

09/07/2013 02:59 EDT | Actualisé 11/09/2013 05:12 EDT

Il y a longtemps qu'un film québécois n'avait pas fait autant jaser avant sa sortie. C'est finalement cette semaine que Louis Cyr : l'homme le plus fort du monde arrive en salle. La critique de Laurence Trépanier.

Cent ans après la mort de Louis Cyr, son histoire méritait d'être racontée. En plus de parler des prouesses physiques qui ont fait de Cyr une figure connue partout dans le monde à la fin du 19e siècle, le réalisateur Daniel Roby a voulu raconter l'histoire d'un homme modeste devenu un héros canadien-français.

À la fin des années 1800, la famille Cyr quitte le Québec pour trouver du travail dans le textile à Lowell, au Massachusetts. Louis, l'aîné d'une famille de 17 enfants, se démarque rapidement par sa force exceptionnelle.

Malgré ses origines modestes, Cyr part à la conquête des États-Unis, et plus tard du monde entier, en relevant des épreuves de force exceptionnelles.

Le colosse devient un homme d'affaires influent et prospère en créant son propre cirque ambulant. Malgré son analphabétisme, le colosse est un fervent défenseur de sa langue et de sa culture, un modèle de réussite pour les Canadiens français.

C'est Antoine Bertrand qui incarne l'homme fort, un personnage qui lui colle à la peau. La distribution bien choisie nous permet de découvrir de nouvelles têtes, dont Rose-Maïté Erkoreka et Guillaume Cyr.

Le réalisateur Daniel Roby a disposé d'un important budget de 8 millions de dollars pour ce film, qui comportait bon nombre de défis techniques.

Plus de 300 plans d'effets spéciaux ont permis de reproduire d'imposantes foules, des paysages d'époque ainsi que les rues de Montréal, de New York et de Londres.

Appuyé par la musique de Jorane, Louis Cyr : l'homme le plus fort du monde se révèle un bon divertissement, qui a le mérite de nous faire découvrir l'histoire d'un personnage, celui qu'on surnommait le Samson canadien.

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