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Les jeunes Canadiens tentent de s'acclimater aux foules hostiles à la Gold Cup

12/07/2013 10:02 EDT | Actualisé 11/09/2013 05:12 EDT

SEATTLE - Une jeune équipe canadienne de soccer a eu droit à un petit avant-goût, jeudi soir, de ce qu'elle risque de vivre lors d'autres matchs disputés à l'étranger.

Bien que la rencontre était disputée à Seattle, la sélection canadienne a fait face à une mer de maillots verts mexicains dans les gradins, à l'occasion d'un revers de 2-0 subi contre le Mexique à son deuxième match du tournoi de la Gold Cup.

L'atmosphère évoquait celle que les Canadiens ont vécue l'an dernier, à l'occasion de défaites subies en matchs de qualification pour la Coupe du monde au Panama et au Honduras.

«Les gars avaient l'impression de jouer au Mexique, a souligné le milieu de terrain québécois Samuel Piette. Mais le groupe est jeune, alors c'est bien de vivre une telle expérience. Mais il y avait des partisans qui étaient là pour nous aussi, et c'est bien ça aussi.»

On a souvent critiqué l'équipe canadienne masculine par le passé à cause de son incapacité à obtenir des résultats à l'étranger dans un contexte hostile, comme c'est toujours le cas au Mexique et dans les pays d'Amérique centrale. Les défaites — et surtout les performances lamentables — de l'an dernier en qualification pour le Mondial en sont des exemples éloquents.

Quand le Canada a été éliminé de la Coupe du monde lors de sa défaite de 8-1 à San Pedro Sula, au Honduras, il y avait près de 40 000 Honduriens qui ont commencé à faire un bruit d'enfer bien avant le coup d'envoi. Ç'a continué tout au long des 90 minutes de jeu.

Et bien que la foule de 28 354 personnes, en majorité mexicaine, n'a reproduit qu'une pâle copie de ce que le Canada vit habituellement en qualification pour la Coupe du monde, c'est le genre de contexte que les Canadiens devront apprendre à apprivoiser s'ils veulent connaître du succès dans le futur.

«Au début c'est un peu difficile, à cause de la pression des partisans qui crient. C'est différent, alors tu cherches à te concentrer sur le match le plus rapidement possible, a noté le milieu de terrain Keven Aleman, qui a mérité sa toute première sélection senior avec le Canada en s'amenant dans le match à la 82e minute de jeu. J'espère pouvoir continuer à jouer dans ce genre d'environnement, continuer à prendre de l'expérience et jouer du mieux que je peux.»

Permettre aux jeunes de passer du temps sur le terrain à l'échelle internationale est l'une des priorités qui ont été établies en vue de cette Gold Cup. Plusieurs vétérans risquent de prendre leur retraite internationale d'ici le début des qualifications pour la Coupe du monde de 2018.

Le Canada s'est retrouvé sous pression devant l'attaque insistante du Mexique en début de match, et la foule s'est animée en conséquence. Mais les Canadiens n'ont pas baissé la tête, alors qu'ils ont fini par se calmer et par obtenir leurs propres occasions de but.

Le résultat n'a pas été celui que le Canada espérait, mais il y a des raisons de demeurer optimiste pour l'avenir.

«Nous avons fini la rencontre avec deux joueurs de 18 ans sur le terrain, un joueur de 21 ans au milieu et un joueur de 21 ans que nous avons rappelé au banc, a souligné l'entraîneur par intérim de la sélection canadienne, Colin Miller. Alors les jeunes qui ont joué ont beaucoup appris, et je suis fier de ce que mes joueurs ont fait (jeudi) soir.»

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