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Lac-Mégantic : une enquête complexe et difficile pendant des mois, dit le BST

12/07/2013 03:06 EDT | Actualisé 11/09/2013 05:12 EDT

LAC-MÉGANTIC, Qc - Le Bureau de la sécurité dans les transports (BST) a fait le point vendredi après-midi sur l'enquête qu'il mène sur la tragédie de Lac-Mégantic. L'organisme fédéral a qualifié de «complexe» l'enquête en cours, qui doit se faire dans des conditions très difficiles.

Le chef des opérations du BST, Jean Laporte, a qualifié la tragédie de Lac-Mégantic comme possiblement l'«accident ferroviaire le plus dévastateur de l'histoire du Canada». Il a révélé qu'une vingtaine d'enquêteurs étaient déployés sur le terrain pour tenter de comprendre les causes de la catastrophe.

M. Laporte a indiqué que les équipes du BST travaillent dans des conditions extrêmement difficiles. Il a affirmé que l'enquête prendra «des mois, sinon plus». La présence de produits dangereux, qui se sont échappés des wagons-citernes, a contribué à rendre difficile l'accès au site de la tragédie.

Le BST est à étudier le chemin emprunté par le train, les caractéristiques du convoi impliqué dans l'accident, la scène de l'accident, ainsi que les pratiques de la Montreal Maine & Atlantic Railway (MMA).

L'organisme fédéral a par ailleurs annoncé qu'il rendrait publiques les statistiques et les rapports d'incidents de toutes les compagnies ferroviaires de «courtes lignes» en activité au pays. Ces données disponibles sur demande seront maintenant entièrement accessibles.

Présente à Lac-Mégantic, la présidente du BST, Wendy Tadros, a réitéré que «l'objectif de son organisation est de déterminer ce qui s'est passé, pourquoi cela s'est passé et ce qui doit être fait pour veiller à ce que des événements de ce genre ne se reproduisent plus jamais.» Mme Tadros a précisé que l'organisme en est toujours à la première étape du processus, et que personne ne formulerait de conclusions hâtives.

«Nous savons que la communauté cherche des réponses, mais il reste encore plusieurs questions à poser, a expliqué Mme Tadros. Il ne faut pas se presser à tirer des conclusions si nous voulons améliorer la sécurité de notre réseau de transport. Nous devons recueillir, valider et analyser une multitude de renseignements. Si, en cours de route, notre enquête révèle des questions de sécurité urgentes, nous les communiquerons sans délai, de façon à ce que Transports Canada et l'industrie ferroviaire puissent prendre des mesures immédiates.»

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