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Berlin demande à l'Egypte de libérer Mohamed Morsi

12/07/2013 08:20 EDT | Actualisé 11/09/2013 05:12 EDT

Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle a demandé vendredi à l'Egypte de libérer l'ancien président islamiste Mohamed Morsi, arrêté le 3 juillet dans la foulée de sa destitution par l'armée.

"Nous demandons qu'il soit mis fin à toutes les mesures limitant la liberté de mouvement de M. Morsi", a déclaré le ministre, cité dans un communiqué du ministère.

Il a également demandé qu'une "institution neutre et à la crédibilité incontestable" puisse "immédiatement" avoir accès à l'ancien président.

Interrogé lors d'une conférence de presse gouvernementale régulière, le porte-parole du ministère, Martin Schäfer, a précisé que cette institution pouvait, par exemple, être le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

"Cela ne veut pas dire que cela doit absolument être elle, mais cela pourrait être elle", a-t-il déclaré.

Mercredi, le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, avait affirmé que Mohamed Morsi se trouvait "en lieu sûr, pour sa propre sécurité", qu'il était "traité dignement" et ne faisait "pour l'heure l'objet d'aucune poursuite".

"Nous et nos partenaires sommes d'avis que tout ce qui s'apparenterait à de la justice partiale en Egypte doit être évité et qu'il ne doit pas y avoir de répression politique (...) Toute forme de répression politique nuirait à l'avenir de l'Egypte", a expliqué le ministre allemand dans son communiqué.

M. Westerwelle a également appelé "toutes les forces politiques, mais tout particulièrement les dirigeants des Frères musulmans (le parti de M. Morsi), à renoncer à toute forme de violence ou à toute menace de recours à la violence".

"Un retour à la démocratie ne pourra réussir que si toutes les forces politiques peuvent participer au processus de transition démocratique", a-t-il conclu.

La justice égyptienne avait ordonné mercredi l'arrestation du Guide suprême des Frères musulmans, après les violences meurtrières de lundi au Caire.

Par ailleurs, partisans et adversaires du président Morsi ont appelé à manifester au Caire pour ce premier vendredi du mois sacré du ramadan.

hap/lg/plh

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