NOUVELLES

Mali: le gouverneur de Kidal revient pour la première fois depuis 16 mois

11/07/2013 04:40 EDT | Actualisé 10/09/2013 05:12 EDT

BAMAKO, Mali - Le gouverneur de Kidal, une ville stratégique du nord du Mali qui était sous le contrôle des rebelles jusqu'à la semaine dernière, est retourné dans la région jeudi, pour la première fois depuis 16 mois.

Le colonel Adama Kamissoko est arrivé à Kidal en avion vers midi, en compagnie de responsables du gouvernement malien et de l'ONU. Il a promis que la ville serait prête pour l'élection présidentielle anticipée prévue à la fin du mois.

«Je suis très heureux d'être de retour dans cette partie du pays, et le message que j'apporte à la population, c'est de participer en grand nombre à l'élection présidentielle afin qu'elle puisse élire le président de son choix», a déclaré le colonel Kamissoko.

Comme le reste du nord du Mali, la ville de Kidal est tombée sous le contrôle de différents groupes rebelles, touaregs et islamistes, après le coup d'État à Bamako en mars 2012. La France a lancé une intervention militaire en janvier afin de déloger les combattants islamistes des autres villes nord du pays.

Mais les rebelles touaregs sont revenus à Kidal en février et en mars, érigeant des barricades, collectant des taxes et créant de facto un État touareg.

Les groupes rebelles touaregs qui contrôlaient Kidal ont finalement signé un accord de paix le mois dernier au Burkina Faso, ouvrant la voie au retour de l'armée malienne dans la ville le 5 juillet.

L'accord de paix a permis de surmonter l'un des principaux obstacles à l'élection présidentielle, prévue le 28 juillet.

Le gouverneur a déclaré jeudi que la préparation du scrutin serait sa priorité.

«Dès mon arrivée, mon équipe a commencé à travailler sur la distribution des listes électorales pour Kidal et les autres villes de la région», a déclaré le colonel Kamissoko.

Certains doutent toutefois que les préparatifs électoraux puissent être achevés à temps à Kidal.

Tiebile Drame, un ancien ministre qui a représenté le gouvernement malien lors des pourparlers au Burkina Faso, a déclaré cette semaine qu'il serait impossible de tenir une élection à Kidal à la date prévue. Il a soumis une requête officielle à la Cour constitutionnelle afin que la date du scrutin soit repoussée.

PLUS:pc