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Le pétrole se replie à New York après une envolée des prix du baril

11/07/2013 03:14 EDT | Actualisé 10/09/2013 05:12 EDT

Les cours du pétrole new-yorkais ont nettement reculé jeudi, se repliant après une envolée des prix du baril ces derniers jours et pâtissant d'un rapport de l'Agence internationale de l'Energie qui prévoit un déséquilibre entre l'offre et la demande mondiales.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en août a perdu 1,61 dollar sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 104,91 dollars.

Le prix du baril de WTI était sur une pente ascendante quasi continue depuis près de trois semaines, soutenu par la persistance des tensions au Moyen-Orient, notamment en Egypte, un important pays pour le transit du brut de la région.

Et propulsé par une très forte chute des stocks de brut aux Etats-Unis pour la deuxième semaine consécutive, le cours du pétrole new-yorkais a bondi de près de trois dollars mercredi, à son plus haut niveau en plus de quinze mois.

"Après une telle envolée, les gens veulent tout simplement tirer des bénéfices", a relevé James Williams de WTRG Economics.

"Le marché semble avoir déjà pris en compte tous les facteurs haussiers du moment. Il apparaît difficile d'engranger de nouveaux gains dans l'immédiat", a souligné de son coté John Kilduff d'Again Capital.

De plus, l'Agence internationale de l'Energie (AIE) a publié un rapport qui "renforce l'idée que les fondamentaux du marché sont fragiles", a remarqué Tim Evans de Citi.

Signe positif, l'agence a revu à la hausse jeudi sa prévision de la demande mondiale cette année, à 90,8 millions de barils par jour (mbj), en raison du froid inhabituel qui a régné dans de nombreux pays de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) au deuxième trimestre.

Mais "l'AIE estime également que la production des pays ne faisant pas partie de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole, ndlr) va augmenter plus que la hausse de la demande", a-t-il expliqué.

Selon l'organisme, les pays hors Opep devraient en effet accroître leur production de 1,3 mbj, à un plus haut en 20 ans.

La demande ne devrait augmenter que de 1,2 mbj en 2014, pour atteindre 92,0 millions de barils par jour, a estimé l'agence énergétique des pays développés.

jum/sl/sam

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