NOUVELLES

Le pape criminalise les fuites d'information sur le Vatican

11/07/2013 09:49 EDT | Actualisé 10/09/2013 05:12 EDT

VATICAN, État de la Cité du Vatican - Le pape François a revu des lois gouvernant l'État du Vatican, jeudi, criminalisant les fuites d'information sur le Vatican et identifiant spécifiquement la violence à caractère sexuel, la prostitution et la possession de pornographie juvénile comme des crimes contre des enfants pouvant valoir aux responsables des peines allant jusqu'à 12 ans de prison.

La loi concerne les gens qui travaillent et vivent au Vatican et diffère du droit canon qui touche toute l'Église catholique.

La plupart des modifications étaient nécessaires pour mettre à jour le système juridique de l'État, à la suite de la signature par le Vatican de traités internationaux, comme la Convention sur les droits des enfants des Nations unies.

Mais un nouveau crime suscitera l'étonnement de plusieurs, en tant que réponse apparente aux fuites de documents papaux l'an dernier ayant représenté l'une des brèches de sécurité au Vatican les plus importantes des temps modernes.

Paolo Gabriele, majordome pour le pape Benoît XVI, a été traduit en justice et condamné par le tribunal du Vatican pour avoir volé des documents personnels du pape et les avoir remis à un journaliste italien.

Benoît XVI l'a éventuellement gracié.

Mais dans un signe du sérieux avec lequel le Vatican tient à une certaine confidentialité, les sanctions pour les violations de la nouvelle loi sont imposantes. Ainsi, quiconque révélera ou recevra des documents ou des informations confidentiels risquera de six mois à deux ans de prison, et la sanction s'élèvera à huit ans si le contenu concerne des «intérêts fondamentaux» du Vatican ou ses relations diplomatiques avec d'autres pays.

PLUS:pc