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Le Mercosur émettra des "résolutions" sur l'espionnage, l'asile politique et l'"offense" à Morales (Venezuela)

11/07/2013 07:33 EDT | Actualisé 10/09/2013 05:12 EDT

Les pays du Mercosur, réunis jeudi et vendredi en sommet à Montevideo, émettront des "résolutions" sur l'espionnage, l'asile politique et l'"offense" au président bolivien Evo Morales, à qui des pays européens ont interdit leur espace aérien, a déclaré jeudi le ministre vénézuélien des Affaires étrangères.

Le ministre, Elias Jaua, a indiqué à des journalistes que durant ce sommet semestriel "il y a aura une résolution sur l'espionnage, sur l'asile (politique) et sur l'offense" à M. Morales, qui s'était vu interdire la semaine dernière de survoler la France, l'Italie, l'Espagne et le Portugal, qui le soupçonnaient de transporter dans son avion l'ex-consultant du renseignement américain, Edward Snowden, auquel le Venezuela a offert l'asile.

Son homologue brésilien, Antonio Patriota, a indiqué de son côté que le Mercosur envisageait une action devant des organisations multilatérales et dans le cadres de conventions internationale des droits de l'Homme, comme la "Convention de Vienne", pour protester contre l'espionnage américain.

"Nous avons en négociation une déclaration des chefs d'Etat dénonçant l'espionnage des derniers jours (de la part des Etats-Unis) qui affecte le Brésil et tous les pays de la région", a déclaré M. Patriota lors d'une conférence de presse. "Nous allons recourir au système multilatéral", a-t-il déclaré en se référant notamment à la Convention de Vienne.

Jeudi, les ministres des Affaires étrangères de l'Argentine, du Brésil, de l'Uruguay et du Venezuela menaient des réunions préparatoires avant le sommet des chefs d'Etats, vendredi.

Temporairement suspendu du bloc depuis la destitution en juin 2012 du président Fernando Lugo, le Paraguay n'assiste pas au sommet. Sa réintégration était prévue le 15 août, après l'investiture du nouveau président, Horacio Cartes, mais celui-ci a indiqué cette semaine qu'il annoncerait vendredi après la déclaration finale du sommet si son pays revenait dans l'organisation.

Les autorités paraguayennes s'opposent fermement à ce que le Venezuela prenne la présidence tournante du Mercosur vendredi, comme cela a été confirmé par l'Uruguay, président en titre. Le Venezuela n'a intégré le Marché commun sud-américain qu'en juillet 2012, alors que le Paraguay, qui s'opposait à cette adhésion, était suspendu.

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