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Lac-Mégantic: la PM québécoise reproche à la société MMA sa réponse tardive

11/07/2013 01:51 EDT | Actualisé 10/09/2013 05:12 EDT

La Première ministre québécoise Pauline Marois a jugé "déplorable" jeudi la gestion du terrible accident de train de Lac-Mégantic par la société ferroviaire américaine propriétaire du convoi de wagon-citernes, estimant que son PDG aurait dû venir plus rapidement.

"De mon point de vue, le chef de l'entreprise aurait dû être sur le lieu dès le début de cet événement, il me semble que ça devrait aller de soi", a déclaré à la presse Mme Marois, lors de sa deuxième visite dans la bourgade québécoise depuis la catastrophe qui a fait "vraisemblablement" 50 morts samedi.

Habitants et médias locaux ont reproché à la société américaine The Montreal, Maine & Atlantic Railway (MMA), propriétaire du "train-fantôme", son quasi-silence depuis la catastrophe et se sont dit insultés par un communiqué de presse publié dimanche dans un français incompréhensible.

Il aura fallu finalement cinq jours pour que le président de la maison mère de MMA, Edward Burkhardt, se rende dans la petite ville touristique. Il a expliqué ce délai par le besoin de consulter ses avocats et ses assureurs pour préparer sa réponse.

MMA aurait dû "être capable de mieux communiquer avec les citoyens qui ont plusieurs questions, et avec les autorités aussi qui ont beaucoup de questions", a dit la dirigeante indépendantiste." "C'était absolument déplorable."

"Pour le reste, (M. Burkhardt) assumera ses responsabilités", a-t-elle conclu.

Aucune accusation n'a encore été déposée par les enquêteurs qui ont toutefois entendu mercredi le patron de MMA.

Mme Marois a expliqué être venue jeudi à Lac-Mégantic pour rappeler aux sinistrés la "solidarité" des Québécois, ainsi que pour s'assurer de la bonne organisation des opérations de secours. Son gouvernement a débloqué mercredi une aide de 60 millions de dollars pour la petite municipalité.

"Nous faisons tout ce qui est possible pour que la réponse soit adéquate, efficace et immédiate", a souligné la Première ministre québécoise.

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