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Dopée par la Fed, la Bourse de New York termine sur de nouveaux records

11/07/2013 04:33 EDT | Actualisé 10/09/2013 05:12 EDT

La Bourse de New York a battu de nouveaux records jeudi, dopée par des commentaires du président de la banque centrale américaine (Fed), Ben Bernanke, rassurant le marché sur la poursuite d'une politique monétaire très accommodante.

Selon les résultats définitifs à la clôture, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average s'est envolé de 1,11% (ou 169,26 points) à un nouveau sommet de 15.460,92 points, tout comme l'indice élargi Standard & Poor's 500 qui a grimpé de 1,36% (+22,40 points) à 1.675,02 points, un niveau jamais atteint en clôture auparavant.

Le Dow Jones a ainsi dépassé son précédent record en clôture, atteint le 28 mai, à 15.409,39 points, le S&P 500 surpassant un zénith atteint le 21 mai, à 1.669,16 points.

Le Nasdaq, à dominante technologique, s'est élevé quant à lui à son plus haut niveau depuis le 29 septembre 2000, à 3.578,30 points (+1,63% ou 57,54 points).

Dans le sillage de ses homologues mondiales, la place new-yorkaise a applaudi jeudi des propos tenus la veille par le patron de la Fed assurant les investisseurs du maintien d'une politique monétaire particulièrement favorable aux marchés financiers.

Au vu de la situation actuelle de l'emploi et de l'inflation aux Etats-Unis, encore éloignés des objectifs de l'institution, M. Bernanke a estimé qu'"une politique monétaire hautement accommodante (était) nécessaire pour l'économie américaine".

Par ces mots, le banquier central a redonné un coup de fouet aux achats d'actions, stimulés par les injections de liquidités énormes de l'institution chaque mois, en "laissant entendre aux investisseurs qu'ils pouvaient revenir sur le marché en toute sécurité", sans que la béquille de l'argent facile de la Fed disparaisse du jour au lendemain, a expliqué William Lynch, stratège chez Hinsdale Associates.

En effet "tout ralentissement du programme de soutien de la Fed n'interviendra qu'en cas d'une amélioration des conditions économiques, ce qui ne peut pas être mauvais d'ailleurs pour les entreprises américaines", a noté Michael James, de Wedbush Securities.

M. Bernanke avait mis un terme provisoire à la course historique de Wall Street et ébranlé les Bourses mondiales en évoquant fin mai un éventuel ralentissement de son soutien à l'économie dans les prochains mois.

Le marché a largement ignoré la hausse plus importante que prévu des nouvelles demandes d'allocations chômage aux Etats-Unis pendant la semaine close le 6 juillet, tout comme la nouvelle baisse en juin, pour le quatrième mois d'affilée, des prix des produits importés aux Etats-Unis.

Le marché obligataire a nettement progressé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 2,574% contre 2,680% mercredi soir, et celui à 30 ans à 3,625% contre 3,688%.

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