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Alain Olivier débouté par la Cour suprême

11/07/2013 12:03 EDT | Actualisé 10/09/2013 05:12 EDT

Un Québécois qui a passé huit ans et demi de prison en Thaïlande pour trafic de drogue, mais qui affirme avoir été incité au crime par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), n'aura pas le dédommagement qu'il réclame.

La Cour suprême du Canada a refusé jeudi d'entendre l'appel d'Alain Olivier, un ancien toxicomane ciblé par la GRC et arrêté en Thaïlande en 1989 après une vaste opération policière.

Des agents doubles de la GRC l'avaient à l'époque approché, prétendant être des trafiquants de drogue cherchant une source d'héroïne dans ce pays d'Asie du Sud-Est. M. Olivier s'est ensuite rendu sur place pour servir de pont entre ces agents infiltrateurs et un trafiquant d'héroïne local.

Il a alors été arrêté par la police thaïlandaise, tout comme son complice sur place.

M. Olivier allègue qu'il n'aurait jamais participé à une telle activité criminelle si la GRC ne l'avait pas poussé à le faire. Il demandait plus de 47 millions de dollars en dommages et intérêts.

En 2008, le juge Michel A. Caron de la Cour supérieure du Québec a rejeté la requête de M. Olivier, concluant qu'il avait été l'artisan de son propre malheur. Son appel a été rejeté en janvier 2013.

En s'adressant au plus haut tribunal du pays, il jouait sa dernière carte.

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