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La cause de Gilles Vaillancourt est reportée au 1er octobre

10/07/2013 08:02 EDT | Actualisé 09/09/2013 05:12 EDT

La cause judiciaire de l'ancien maire de Laval, Gilles Vaillancourt, et de 36 autres suspects arrêtés il y a deux mois par des agents de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), a été reportée au 1er octobre prochain, mercredi, au palais de justice de Laval.

Seulement trois des accusés étaient présents en salle d'audience, dont l'ex-directeur général de la ville, Claude Deguise, qui fait face, avec Gilles Vaillancourt et l'ex-directeur de l'ingénierie Claude Asselin, à des accusations de gangstérisme en plus des multiples chefs de complot, fraude et corruption, notamment.

Les entrepreneurs Antonio Accurso et Mike Mergl, de même que l'ingénieur Rosaire Sauriol figurent aussi parmi les accusés.

D'ici le 1er octobre, la préparation de la divulgation de la preuve devra être complétée afin qu'elle soit présentée ce jour-là. Les avocats des accusés ont été avertis par le juge Gilles Garneau que leurs clients devront être présents en salle d'audience le 1er octobre, notamment pour enregistrer leur plaidoyer et annoncer s'ils choisiront de subir un procès devant juge et jury ou devant un juge seul.

Le juge Garneau, qui a été saisi de requêtes de certains accusés pour obtenir leur passeport afin de pouvoir aller en voyage, a averti les avocats que leurs clients auraient tout avantage à en profiter, car il lui apparaissait douteux que ceux-ci puissent se rendre sous d'autres cieux une fois que les procédures seront entamées. Il a de plus refusé d'accorder une exception à l'un des accusés qui avait prévu un voyage en octobre.

Le procureur de la Couronne, Me Claude Dussault, a indiqué qu'il entend regrouper les causes des 37 accusés dans un seul mégaprocès. Il a dit s'attendre à ce que leur enquête préliminaire n'ait pas lieu avant 2014, mais le juge Garneau avait préalablement indiqué qu'il n'avait aucune intention de laisser traîner les choses et qu'il estimait urgente et prioritaire la tenue de l'enquête préliminaire.

Après avoir été visé par des allégations devant la commission Charbonneau et ciblé par l'UPAC, Gilles Vaillancourt a démissionné de son poste de maire le 9 novembre dernier à l'issue d'un règne incontesté à Laval pendant 23 ans.

Alexandre Duplessis a été choisi par les conseillers municipaux pour le remplacer, le 23 novembre. M.Duplessis a toutefois démissionné à son tour le mois dernier après avoir été mêlé à une affaire de prostitution.

La Presse Canadienne

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