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Le procès du capitaine du Costa Concordia retardé par une grève des avocats

09/07/2013 12:20 EDT | Actualisé 08/09/2013 05:12 EDT

GROSSETO, Italie - Le procès du capitaine du bateau de croisière Costa Concordia s'est amorcé mardi en Toscane, dans un cinéma converti en salle d'audience afin de permettre aux survivants et aux proches des 32 victimes de la tragédie d'y assister.

Cependant, l'audience a rapidement été repoussée au 17 juillet en raison d'une grève nationale des avocats, qui protestent contre les réformes proposées par le ministère italien de la Justice.

L'unique défendeur dans cette affaire, Francesco Schettino, est accusé de multiples meurtres, d'abandon du navire et d'avoir causé le naufrage du Costa Concordia tout près de l'île de Giglio, durant une croisière d'une semaine en Méditerranée en janvier 2012. Il est entré dans la salle par une porte arrière et ne s'est pas adressé aux médias.

L'avocat de M. Schettino, Domenico Pepe, soutient qu'environ 1000 témoins seront appelés à la barre.

De ce nombre, beaucoup seront des passagers et des membres de l'équipage du navire, qui a coulé après avoir heurté un récif au large de la ville de Giglio avec 4200 personnes à bord.

Le capitaine affirme être un bouc émissaire dans cette histoire et nie toute faute.

L'un des avocats qui représentent les victimes, Daniele Bocciolini, affirme que ses clients sont furieux que seul le capitaine soit accusé et souhaitent d'abord et avant tout que justice soit rendue.

«Schettino est le seul accusé, mais il n'est pas le seul responsable», a-t-il affirmé au réseau de télévision Sky TG24 TV. «Il faut encore que la lumière soit faite sur ce qui s'est passé.»

S'il est reconnu coupable, M. Schettino pourrait faire face à une peine de 20 ans de prison.

Quelque 18 mois après l'accident, le Costa Concordia gît toujours, à demi-submergé, près de la petite île toscane de Giglio, une destination prisée des vacanciers. Deux des 32 victimes sont toujours portées disparues.

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