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Lac Mégantic: la zone sinistrée présente encore des risques d'incendie

09/07/2013 02:47 EDT | Actualisé 08/09/2013 05:12 EDT
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LAC-MEGANTIC QC - JULY 7: Firemen looked at the smouldering remains of a derailed train. Three people have now been declared dead and dozens remain missing after a train derailment caused a massive explosion in the quaint Quebec town of Lac-MÈgantic. (Lucas Oleniuk/Toronto Star via Getty Images)

LAC-MÉGANTIC, Qc - Quatre jours après le déraillement d'un train qui a enflammé et ravagé le centre-ville de Lac-Mégantic, bon nombre de citoyens ne peuvent toujours pas rentrer chez eux car il y a possiblement des hydrocarbures inflammables dans les égouts et des wagons sur place encore remplis de pétrole, a fait savoir le chef pompier Denis Lauzon.

Mais les incendies sont toutefois entièrement contrôlés, a précisé mardi le directeur du service des incendies.

«La zone a encore des risques. Moindres, mais encore des risques», a-t-il expliqué.

Cette nouvelle évaluation de la situation a toutefois permis à un plus grand nombre de citoyens, soit 1200 de plus, de réintégrer leurs domiciles mardi matin.

L'arrosage des wagons du train, encore effectué lundi, a été arrêté. Pour ne pas détruire ou abîmer le site de l'enquête criminelle, a indiqué M. Lauzon.

«On ne refroidit plus. Parce qu'on causait des dommages. Tout ce qu'ils (les enquêteurs) retiraient des débris, nous, on le remplissait d'eau.»

«Il reste encore certains endroits qu'on croit problématiques et on vérifie d'heure en heure l'état des réservoirs», a assuré le chef pompier.

Les zones chaudes décelées sont actuellement contrôlées au moyen de caméras à infrarouge, a-t-il ajouté.

Selon lui, il y a probablement encore de l'essence dans les tuyaux des systèmes d'égout et de collecte des eaux, et donc, toujours des risques d'incendie. Le niveau d'hydrocarbures dans l'eau était encore inconnu mardi.

«On a enlevé les couvercles du système d'égout parce que les vapeurs augmentaient à l'intérieur», a-t-il expliqué.

Il a spécifié que ses pompiers travaillaient de 10 à 12 heures par jour.

Et alors qu'il pleuvait mardi sur la petite ville de Lac-Mégantic, Denis Lauzon a signalé que les averses étaient à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle.

L'eau va aider à refroidir et à garder les wagons froids, mais va aussi contaminer la scène de l'accident et compliquer le travail des experts, a-t-il soutenu.

Quant aux gens qui réintègrent leur domicile mardi, certains auront la mauvaise surprise de trouver leur maison «fondue», a prévenu le chef. Car l'intensité de l'incendie a fait fondre le parement extérieur de plastique de certains édifices.

Le bilan est maintenant à 15 morts et à environ 35 personnes disparues, a fait savoir la Sûreté du Québec (SQ).

La police se refuse encore à déclarer morts ceux qui manquent à l'appel.

Lundi, un résidant dont le nom se trouvait sur la liste des personnes disparues a averti les forces de l'ordre qu'il était bien vivant et qu'il ne s'était simplement pas encore rapporté aux autorités.

Le sergent Benoît Richard de la SQ a ainsi fait valoir qu'il ne fallait pas sauter aux conclusions.

Les fouilles se poursuivent dans la «zone rouge» de Lac-Mégantic, celle qui entoure l'endroit où le train a déraillé avant de mettre le feu et de détruire les bâtiments avoisinants.

Mais les pompiers de la ville ne participent pas aux recherches dans les décombres, a insisté M. Lauzon.

«Pour éviter les chocs post-traumatiques», au cas où ils trouveraient des proches», a-t-il ajouté. C'est là que les pompiers appelés en renfort des autres villes du Québec, d'aussi loin que La Prairie, en banlieue de Montréal, peuvent prêter main-forte.

«C'est une question de respect», a approuvé un groupe de pompiers volontaires assigné à la recherche des corps.

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