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Syrie: l'ONU pourrait bientôt enquêter dans le dossier des armes chimiques

08/07/2013 11:12 EDT | Actualisé 07/09/2013 05:12 EDT

L'ambassadeur de la Syrie aux Nations unies a invité les principaux responsables internationaux du désarmement et les inspecteurs d'armes à se rendre à Damas pour y discuter avec le ministre des Affaires étrangères sur la question des enquêtes touchant les armes chimiques.

Ce même ambassadeur a toutefois insisté lundi sur la limitation des inspections à une seule accusation d'attaque des rebelles contre le régime.

Le gouvernement de l'ambassadeur Bashar Ja'afari avait précédemment réclamé une enquête sur une attaque aux armes chimiques survenue le 19 mars à Khan al-Assal, en banlieue d'Alep, pour laquelle il blâme les rebelles.

Le régime du président Bachar el-Assad a toutefois refusé de permettre à une équipe d'enquête onusienne de mener des recherches plus vastes sur d'autres allégations avancées par la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis.

Interrogé lundi à savoir si la Syrie envisageait désormais de permettre des enquêtes sur les allégations d'autres attaques, M. Ja'afari a rapidement répondu par la négative.

Selon le porte-parole onusien Martin Nesirky, le secrétaire général Ban Ki-moon demeure «profondément inquiet» par rapport aux allégations d'utilisation d'armes chimiques en Syrie.

M. Nesirky a ajouté que l'intention du gouvernement syrien d'inviter les experts onusiens en inspection et en désarmement «est un pas dans la bonne direction».

Les États-Unis ont envoyé, le mois dernier, une lettre à M. Ban, dans laquelle Washington soutient que le gouvernement syrien a utilisé du gaz sarin à deux occasions dans la ville contestée d'Alep, lors d'une attaque le 19 mars, et lors d'un nouvel assaut, le 13 avril.

Par ailleurs, le premier ministre de l'opposition syrienne a démissionné de son poste lundi, citant son incapacité à former un gouvernement intérimaire.

Ghassan Hitto avait été nommé en mars par le Conseil national syrien, l'autorité politique de l'opposition syrienne soutenue par les pays occidentaux, afin de former un gouvernement intérimaire pour administrer les régions de la Syrie prises par les rebelles qui tentent de renverser le président Bachar el-Assad.

Dans un communiqué publié lundi, M. Hitto a déclaré qu'il démissionnait de son poste «dans l'intérêt général de la révolution syrienne».

M. Hitto suscitait la méfiance de certains autres membres de l'opposition à cause de sa proximité alléguée avec les Frères musulmans. Il avait été mis de côté par ses collègues depuis sa nomination.

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