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Solar Impulse termine sa traversée américaine

08/07/2013 11:36 EDT | Actualisé 07/09/2013 05:12 EDT

L'avion expérimental Solar Impulse s'est posé dans la nuit de samedi à dimanche à l'aéroport John F. Kennedy de New York à l'issue de la dernière des cinq étapes de sa traversée des États-Unis.

Le monoplace qui se déplace grâce à l'énergie solaire avait décollé samedi matin de l'aéroport Washington-Dulles. Il a dû atterrir plus tôt que prévu en raison d'une déchirure de 2,5 mètres sur la partie inférieure de l'aile gauche.

L'aviateur aux commandes, le Suisse André Borschberg, n'avait normalement pas la permission de se poser à ce moment afin ne pas déranger le trafic commercial aérien intense au-dessus de la ville.

C'est que le trafic aérien est très dense dans ce couloir très fréquenté entre Washington et New York. En outre, Solar Impulse vole à environ 70 km/h et est très sensible aux turbulences, ce qui veut dire qu'il peut aisément déranger le trafic commercial.

Le pilote a donc dû prendre son mal en patience quelque temps avant de pouvoir survoler la mégapole et se poser finalement plus tôt en raison de son avarie. 

M. Borschberg a alternativement pris les commandes de cet avion avec son compatriote Bertrand Piccard pendant leur odyssée américaine débutée le 3 mai près de San Francisco, en Californie. Il s'est ensuite rendu successivement à Phoenix (Arizona), Dallas/Fort Worth (Texas), Saint Louis (Missouri), Cincinnati (Ohio) et Washington.

L'appareil pouvait techniquement faire ce vol sans escale, mais ne pouvait cependant accueillir qu'un seul passager. Les commandes de l'avion ont donc dû être partagées.

L'appareil restait quelques jours à chaque arrêt, où le public pouvait le voir et poser des questions aux pilotes ainsi qu'aux autres participants au projet. L'objectif était de promouvoir les technologies des énergies renouvelables.

La structure de l'avion de 1600 kg est en fibre de carbone. L'envergure de ses ailes dépasse 63 mètres, ce qui équivaut à celle d'un Boeing 747. Les pilotes peuvent le mener jusqu'à une altitude maximale de 8500 m.

L'appareil dépend de 12 000 cellules photovoltaïques capables de produire l'électricité suffisante pour charger sa batterie au lithium de 400 kilos.

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