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Des détaillants vont de l'avant avec des mesures de sécurité au Bangladesh

08/07/2013 04:23 EDT | Actualisé 07/09/2013 05:12 EDT

NEW YORK, États-Unis - Un groupe constitué principalement de fabricants et détaillants de vêtements européens a indiqué lundi prévoir inspecter au cours des neuf prochains mois les centres de production au Bangladesh qui oeuvrent pour ces compagnies.

Le groupe a aussi mentionné que des travaux de rénovations seraient effectués aux installations présentant les plus importants risques pour la sécurité. Le groupe de 70 entreprises comprend le détaillant suédois H&M, le fabricant italien Benetton et le détaillant français Carrefour.

Selon les termes de l'accord entre les compagnies, celles-ci doivent payer les coûts administratifs des inspections, de la formation et d'autres programmes. Et elles sont aussi responsables de s'assurer que «des fonds suffisants sont disponibles pour payer des rénovations et d'autres améliorations à la sécurité».

Les détails de l'entente sur cinq ans ayant force obligatoire émanent de négociations avec des groupes de défense des droits des travailleurs et d'autres organisations. Le plan, annoncé à la mi-mai, comptait initialement environ 30 entreprises signataires.

Des magasins et des fabricants font face à une pression accrue pour accroître la supervision des usines au Bangladesh dans la foulée de l'effondrement d'un édifice en avril, lequel avait causé la mort de 1129 travailleurs. Cette tragédie, l'incident le plus meurtrier dans l'histoire de l'industrie du vêtement, est survenue seulement quelques mois après un incendie dans un autre centre de production au Bangladesh en novembre qui avait fait 112 morts parmi les travailleurs.

Seulement une poignée de compagnies américaines se sont engagées envers l'entente globale, dont PVH Corp., la société mère de Tommy Hilfiger établie à New York, et Abercrombie & Fitch de New Albany, dans l'Ohio.

Plusieurs commerçants américains soutiennent que l'entente les exposerait à une responsabilité sans limites. Plutôt que de se lier à cet accord, Wal-Mart, Gap et d'autres entreprises font partie d'une coalition de commerçants et de fabricants américains de vêtements mettant en place un plan de rechange. Ils oeuvrent en collaboration étroite avec les anciens sénateurs américains George Mitchell et Olympia Snowe. Les détails de cette entente devraient être annoncés mercredi.

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