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Le sort d'Edward Snowden demeure incertain en dépit des offres d'asile

06/07/2013 02:23 EDT | Actualisé 05/09/2013 05:12 EDT

MOSCOU - Edward Snowden a trouvé des alliés en Amérique du Sud, où trois pays lui ont récemment offert l'asile. Plusieurs obstacles se dressent toutefois sur sa route vers la liberté, la puissance et l'influence des États-Unis étant probablement le plus important.

Étant donné que le passeport américain de M. Snowden a été annulé, il est difficile pour lui de quitter l'aéroport de Moscou où il s'est réfugié. Même si le Venezuela, le Nicaragua et la Bolivie ont proposé de l'accueillir, ils n'ont pas indiqué s'ils étaient prêts à lui fournir les documents de voyage dont il a besoin pour sortir de la Russie.

L'ancien analyste de systèmes, qui est accusé d'avoir enfreint les lois américaines en matière d'espionnage en divulguant des documents confidentiels sur les programmes de surveillance de l'agence nationale de sécurité des États-Unis (NSA), se trouverait dans la zone de transit de l'aéroport de la capitale russe depuis son arrivée le 23 juin en provenance de Hong Kong.

La Russie ne semble pas disposée à l'aider, le porte-parole du Kremlin Alexei Pavlov ayant déclaré samedi que les problèmes de passeport d'Edward Snowden ne regardaient pas le gouvernement russe. Lundi, le président Vladimir Poutine avait affirmé que le fugitif pourrait obtenir l'asile dans son pays s'il cessait de révéler les secrets des États-Unis. Selon une source, M. Snowden a retiré la demande d'asile qu'il avait présentée aux autorités russes après cette déclaration.

Si le président américain Barack Obama a fait preuve publiquement d'une attitude détachée par rapport à l'affaire Snowden, disant le mois dernier qu'il n'allait pas envoyer des jets pour capturer un «pirate informatique», d'autres hauts dirigeants de son administration ont clairement fait savoir qu'ils souhaitaient que le jeune homme de 30 ans soit renvoyé aux États-Unis.

Edward Snowden a demandé l'asile à une vingtaine de pays et plusieurs ont rejeté sa requête. WikiLeaks a annoncé vendredi que le fugitif avait sollicité six nouveaux pays, mais a refusé de les identifier par crainte que Washington n'essaie d'intervenir.

Les offres du Venezuela, du Nicaragua et de la Bolivie d'accueillir M. Snowden ont été formulées après que les dirigeants socialistes d'Amérique du Sud eurent uni leurs voix pour dénoncer le détournement de l'avion du président bolivien Evo Morales en Europe en raison de rumeurs selon lesquelles l'Américain se trouvait à bord.

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