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Djokovic et Murray s'affronteront encore en finale d'un tournoi majeur

06/07/2013 12:50 EDT | Actualisé 05/09/2013 05:12 EDT

LONDRES - Novak Djokovic et Andy Murray s'affairent présentement à bâtir une rivalité en tournois du Grand Chelem, et elle pourrait bien figurer parmi les plus grandes de l'histoire aux côtés de celles entre Roger Federer et Rafael Nadal, ou Djokovic et Nadal.

Le favori serbe croisera le fer avec le Britannique, deuxième tête de série, en finale du tournoi de Wimbledon dimanche, et il s'agira alors de leur quatrième affrontement en finale d'un tournoi majeur — et de leur troisième en moins d'un an.

Djokovic a pris la mesure de Murray aux Internationaux d'Australie en 2011. Murray a vaincu Djokovic aux Internationaux des États-Unis en septembre dernier, et Djokovic a de nouveau battu Murray en finale des Internationaux d'Australie en janvier.

Certes, cette rivalité n'a pas le même cachet qu'une finale entre Federer et Nadal, qui se sont affrontés dans huit finales d'un tournoi du Grand Chelem entre 2006 et 2011. Pour leur part, Djokovic et Nadal ont croisé le fer dans cinq finales d'un tournoi majeur depuis 2010, dont une séquence de quatre consécutives.

Si l'intérêt de la rivalité Federer-Nadal réside surtout dans les différences marquées entre leur jeu respectif — il suffit de penser à la rivalité viscérale entre un gaucher et un droitier —, celle opposant Djokovic à Murray est plus complexe puisque ce sont deux joueurs au style similaire.

Ils ont de bons services et sont de fantastiques retourneurs qui ont trouvé le moyen de menotter de puissants cogneurs en demi-finales vendredi: Il est difficile de déterminer qui a causé la plus grosse surprise entre le résultat de 22-4 de Djokovic au chapitre des as dans sa victoire de 7-5, 4-6, 7-6 (2), 6-7 (6), 6-3 contre la huitième tête de série Juan Martin del Potro, ou celui de 20-9 de Murray dans son triomphe de 6-7 (2), 6-4, 6-4, 6-3 contre la 24e raquette mondiale Jerzy Janowicz.

Ils sont également reconnus pour leur mobilité époustouflante, puisqu'ils peuvent rapidement passer de la défensive à l'attaque, sans que leur adversaire ne puisse réagir.

«Il y a des ressemblances, si vous comparez les statistiques et ce genre de choses. Ce que je veux dire, c'est que nous retournons bien le service de notre adversaire. C'est probablement le point fort de notre jeu respectif. Nous sommes également très dominants de la ligne de fond», a expliqué Murray, qui tente de devenir le premier joueur britannique depuis Fred Perry en 1936 à remporter le titre masculin à Wimbledon.

«Nous bougeons bien, mais pas de la même façon», a poursuivi Murray. «Il est très flexible et il glisse en effectuant ses coups, même ici sur la pelouse. Il glisse davantage. Il est également beaucoup plus léger que moi. En conséquence, je dirais que je suis davantage en puissance que lui, mais qu'il est plus flexible que moi.»

Djokovic, le champion de Wimbledon en 2011, tentera de décrocher un septième titre du Grand Chelem à sa 11e finale en carrière. Murray présente une fiche de 1-5 en finale d'un tournoi majeur. Il a atteint le match de championnat de chacun des quatre derniers tournois du Grand Chelem auxquels il a participé; il a raté les Internationaux de France cette saison en raison d'une blessure au dos.

Murray n'a pas dépensé beaucoup d'énergie pour venir à bout de Janowicz, mais la victoire de Djokovic contre del Potro fut particulièrement coûteuse d'un point de vue physique et émotif. Leur duel s'est prolongé pendant quatre heures et 43 minutes — un record pour une demi-finale à Wimbledon —, et fut rempli de longs échanges à haute intensité.

«Il y a eu beaucoup de chutes, de glissades, de courses, de longs échanges, mais néanmoins je me sens bien», a dit Djokovic. «Certes, je serai un peu plus fatigué qu'après mes matchs précédents.»

Lorsqu'on a demandé à del Potro s'il allait rester du carburant dans le réservoir de Djokovic dimanche, il a répliqué «il sera O.K.».

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