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L'ONU affirme aux É-U qu'elle combrattra l'épidémie de choléra en Haïti

05/07/2013 09:53 EDT | Actualisé 04/09/2013 05:12 EDT

L'Organisation des Nations unies s'engage à aider Haïti dans sa lutte contre l'épidémie de choléra même si elle refuse de compenser financièrement les victimes qui accusent les Casques bleus d'avoir provoqué l'éclosion de la maladie.

C'est ce qu'a déclaré Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'ONU, à des membres du Congrès américain, vendredi.

Les autorités sanitaires recensent plus de 657 000 cas de choléra et plus de 8000 morts depuis l'arrivée de l'épidémie, probablement provoquée par l'arrivée de soldats népalais, en 2010.

En République dominicaine, le pays voisin, plus de 30 000 personnes ont été infectées, et 440 en sont mortes.

Ban Ki-Moon répondait à une lettre de la représentante de la Californie, la démocrate Maxine Waters, et de 18 autres membres du Congrès se disant «amis du peuple haïtien» qui exprimaient leur inquiétude face à la décision de l'ONU de refuser les réclamations de 5000 victimes du choléra et de leur famille.

Les législateurs ont pressé l'ONU d'assumer la responsabilité d'avoir introduit le choléra en Haïti et de financer le programme Hispaniola Initiative, qui réclame 2,2 milliards $ pour Haïti et 70 millions $ pour la République dominicaine pour améliorer l'accès à l'eau potable, développer des infrastructures d'assainissement de l'eau et enrayer l'épidémie pendant les dix prochaines années.

«Nous sommes consternés du fait que l'ONU ait consacré seulement 23,5 millions $ à cette initiative», ont confié les membres du Congrès.

Le secrétaire général a acheminé une lettre à chacun des 19 signataires, détaillant les mesures prises par l'ONU qui, a-t-il expliqué, a investi plus de 140 millions $ dans le traitement du choléra et les activités préventives depuis 2010.

«Ces efforts ont aidé à faire baisser le taux de nouvelles infections de 90 pour cent depuis le début de la crise», a-t-il affirmé. «Le taux de mortalité a été abaissé à environ un pour cent. Tout de même, il y a encore place au progrès.»

Il n'a pas abordé la question de la responsabilité de l'épidémie et a réitéré que l'ONU a refusé les demandes de compensation, en février, puisque l'organisation mondiale bénéficie d'une immunité judiciaire face à de telles poursuites.

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