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Les présidents du Nicaragua et du Venezuela offrent l'asile à Edward Snowden

05/07/2013 10:24 EDT | Actualisé 04/09/2013 05:12 EDT

MANAGUA, Nicaragua - Le président du Nicaragua, Daniel Ortega, et son homologue du Venezuela, Nicolas Maduro, se disent prêts à offrir l'asile à Edward Snowden, l'homme à la source de fuites de l'Agence nationale de sécurité des États-Unis (NSA) .

M. Snowden a demandé l'asile à plusieurs pays, dont le Nicaragua et le Venezuela.

M. Maduro a fait cette annonce durant une allocution à l'occasion de l'anniversaire de l'indépendance du pays, vendredi. Il n'a pas précisé si des conditions s'appliquaient à son offre.

Au Nicaragua, le président Ortega a fait la même offre à M. Snowden, ajoutant toutefois que les circonstances devaient le permettre.

Lors de sa déclaration prononcée à Managua, la capitale, M. Ortega n'a pas élaboré sur ces circonstances.

Il a confirmé que l'ambassade du Nicaragua à Moscou avait reçu la demande de M. Snowden et qu'elle l'étudiait.

«Nous avons le droit souverain d'aider une personne qui souffre de remords après avoir découvert comment les États-Unis utilisaient la technologie pour espionner le monde entier, et spécialement ses alliés européens», a-t-il affirmé.

Les deux offres surviennent après que l'avion du président bolivien, Evo Morales, eut été contraint de modifier sa route et d'atterrir en Europe, plus tôt cette semaine, sous prétexte que M. Snowden pouvait se trouver à bord.

Vendredi, l'Espagne a affirmé qu'elle et d'autres pays d'Europe avaient été avisés qu'Edward Snowden, un ancien employé des services de renseignement des États-Unis, était à bord.

Il n'a pas été confirmé que les États-Unis, qui ont averti leurs alliés européens qu'ils voulaient rapatrier Snowden, avaient bel et bien mis Madrid en garde contre l'avion du président bolivien. Les autorités américaines refusent toutefois de donner plus de détails sur leurs conversations avec l'Europe.

Le président américain Barack Obama s'est montré détendu au sujet de M. Snowden, affirmant, le mois dernier, qu'il n'allait pas «mobiliser des avions à réacteurs pour aller capturer un pirate informatique de 29 ans».

Mais le drame entourant le vol de M. Morales, redirigé inopinément à Vienne, en Autriche, après s'être vu interdire de voler au-dessus de la France, laisse croire que de la pression est appliquée en lien avec cette affaire, en coulisses.

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