MONTRÉAL - La première ministre du Québec, Pauline Marois, n'a pas voulu commenter la nouvelle candidature de Marcel Côté à la mairie de Montréal, mais elle se réjouit du fait qu'il y ait plusieurs candidats de calibre et souhaite que les électeurs fassent maintenant leur part en se rendant voter en grand nombre.

De passage à Montréal, jeudi, pour annoncer un investissement dans le capital de risque, la première ministre du Québec n'a pas voulu s'immiscer dans la future campagne électorale dans la métropole, même si la candidature de M. Côté, longtemps identifié aux libéraux du Québec, vient d'être annoncée.

Mme Marois y a néanmoins vu un bon signe. «Je me réjouis qu'il y a actuellement des candidats de grande qualité qui se présentent. Ils sont quelques-uns à ce moment-ci. Moi, j'en suis très heureuse, parce que ça permettra un débat intéressant, pour que l'on puisse comprendre où chacun veut mener Montréal», a-t-elle commenté.

Elle souhaite que les électeurs montréalais reprennent goût à la politique municipale et se rendent voter en grand nombre, le 3 novembre prochain.

«Ce que je souhaite surtout, c'est qu'il y ait le plus grand nombre de citoyens et de citoyennes possible qui viennent voter, exprimer leurs points de vue. Je crois que Montréal est en bonne voie de retrouver, au plan de nos institutions politiques, une très bonne santé», a ajouté Mme Marois.

Elle trouve dommage que les réussites montréalaises passent trop souvent sous le radar, à cause des problèmes de collusion et corruption qui ont fait l'actualité et dont parle quotidiennement la Commission Charbonneau.

«N'oublions pas — et c'est ça peut-être qui me désole le plus — que Montréal, actuellement, connaît des succès remarquables à beaucoup de points de vue, au niveau de l'innovation, au niveau de la créativité, des investissements, du développement et, malheureusement, tout ce qui s'est passé autour de la collusion et de la corruption est venu un peu obscurcir ce portrait et trahir, à mon point de vue, l'image réelle que devrait avoir Montréal», a souligné la première ministre.

La mairie de Montréal sera disputée entre M. Côté, Denis Coderre, Richard Bergeron, Mélanie Joly et Michel Brûlé.

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  • Denis Coderre

    Le député fédéral de Bourassa, Denis Coderre, a annoncé officiellement sa candidature à la mairie de Montréal le 16 mai dernier devant l'hôtel de ville, où l'attendait un groupe de manifestants, qui ont fait sentir leur présence lors de son allocution. En conférence de presse, Denis Coderre a déclaré qu'il brigue la mairie de Montréal pour pallier le « manque de leadership flagrant » à la tête de la métropole québécoise à qui il désire rendre sa fierté et ses lettres de noblesse. (Source: Radio-Canada)

  • Marcel Côté

    Marcel Côté, associé principal et co-fondateur de SECOR, a annoncé sa <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/07/03/marcel-cote-devient-candidat-a-la-mairie-de-montreal_n_3539992.html" target="_blank">candidature le 3 juillet 2013</a>. Il a pris la tête d'une coalition, nommée Coalition Montréal, qui inclut Vision Montréal.

  • Mélanie Joly

    Âgée de 34 ans, Mélanie Joly a annoncé sa candidature le 17 juin 2013. Elle affirme vouloir <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/06/17/melanie-joly-se-lance-dans-la-course-a-la-mairie-de-montreal_n_3453826.html" target="_blank">gouverner par coalition</a>, conjointement avec les autres partis. Avocate de formation, elle a pratiqué le droit en litige commercial avant de se joindre au cabinet de relations publiques Cohn & Wolfe, à Montréal. (Source: Radio-Canada)

  • Richard Bergeron

    Le chef de Projet Montréal a confirmé dès le départ du maire Gérald Tremblay qu'il se présentera pour le poste en novembre prochain.

  • Michel Brûlé (Archive 2005)

    L'éditeur des Éditions des Intouchables a confirmé le 4 juillet à <em>La Presse</em> qu'il allait se présenter à titre de <a href="http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201307/04/01-4667480-michel-brule-se-lance-dans-la-course-a-la-mairie.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS1" target="_blank">candidat indépendant</a>. Michel Brûlé est toutefois un personnage controversé. Il a lui-même <a href="http://www.lapresse.ca/actualites/regional/montreal/201012/04/01-4349203-michel-brule-oui-jai-rencontre-des-prostituees.php" target="_blank">admis avoir «rencontré des prostituées»</a>. Une position qu'il a plus tard nuancé en affirmant qu'il n'avait pas nécessairement utilisé leurs services.

  • Louise Harel

    La chef du parti Vision Montréal, Louise Harel, s'est ralliée à la coalition de Marcel Côté le 2 juillet 2013. Elle sera candidate au poste de conseillère de ville dans l'arrondissement de Ville-Marie.

  • Michael Applebaum

    Dès son arrivée à titre de maire intérimaire après le départ de Gérald Tremblay, Michael Applebaum a annoncé qu'il ne serait pas candidat. Michael Applebaum a depuis démissionné du poste de maire intérimaire à la suite de son arrestation par l'UPAC le 17 juin dernier. Il fait face à 14 chefs d'accusation, dont fraude, corruption et abus de confiance.

  • Raymond Bachand

    Des rumeurs ont circulé sur l'ex-candidat à la chefferie du Parti libéral du Québec. Il a toutefois <a href="http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/montreal/archives/2012/11/20121117-153920.html" target="_blank">nié son intérêt</a> pour diriger la métropole.

  • Michel Labrecque

    Le président de la Société de transport de Montréal <a href="http://www.lapresse.ca/actualites/regional/montreal/201303/21/01-4633197-michel-labrecque-ouvre-la-porte-a-la-mairie.php" target="_blank">a ouvert la porte</a> à une candidature à la mairie de Montréal, avant de finalement se désister. Son mandat à la tête de la STM prendra fin avant les élections de novembre prochain.

  • Michael Fortier

    L'ex-ministre fédéral conservateur et ex-sénateur a souvent été nommé parmi les candidats potentiels. Toutefois, lors d'une conversation avec un éditorialiste de La Presse ce printemps, Michael Fortier a <a href="http://blogues.lapresse.ca/avenirmtl/2013/03/22/normand-legault-a-la-mairie-labrecque-coderre-fortier/" target="_blank">fermé la porte</a> à cette possibilité.

  • Normand Legault

    L'homme d'affaires et ex-patron du Grand prix du Canada a également rejeté les rumeurs quant à sa possible candidature.

  • David La Haye

    L'acteur québécois affirme qu'il songe sérieusement à se présenter comme candidat à l'élection du 3 novembre prochain. Il a même <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/02/20/david-la-haye-devoile-le-nom-de-son-nouveau-parti-pour-la-mairie-de-montreal_n_2727881.html" target="_blank">trouvé un nom pour un nouveau parti</a>: Renouveau Montréal.

  • Gilbert Rozon

    Le président de Juste pour rire, un autre nom qui circule régulièrement, <a href="http://www.ledevoir.com/politique/montreal/350664/gilbert-rozon-ne-briguera-pas-la-mairie-de-montreal" target="_blank">a affirmé l'an dernier</a> qu'il ne se présenterait pas.