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Panne:le feu a fait fluctuer la tension sur les lignes et le métro s'est protégé

04/07/2013 01:15 EDT | Actualisé 03/09/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le président-directeur général d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, affirme que la panne du métro de Montréal, à l'heure de pointe mercredi, est due au système de protection du métro, qui s'est déclenché à la suite d'une fluctuation dans la tension des lignes électriques, elle-même causée par des feux de forêt.

Alors qu'il participait à une conférence de presse sur un autre thème, jeudi à Montréal, le pdg d'Hydro-Québec a commenté cette cascade d'événements qui a causé plusieurs désagréments. Le service du métro a été interrompu pendant plus d'une demi-heure à l'heure de pointe; des gens sont restés coincés dans des ascenseurs et dans des manèges à La Ronde.

M. Vandal a assuré qu'il n'y avait pas eu de délestage de la part d'Hydro-Québec. Il a cependant confirmé que les fluctuations de tension dans les lignes électriques ont été provoquées par les feux de forêt qui font rage dans le nord du Québec.

La région de la Baie James vit la sécheresse la plus intense des 40 dernières années, a-t-il souligné. Et trois feux de forêt sont surveillés, dont le plus important, à l'ouest, progresse à une vitesse de 30 kilomètres à l'heure.

D'abord, ces feux ont entraîné une fluctuation de la tension sur les lignes d'Hydro-Québec. Plusieurs citoyens ont pu remarquer les lumières diminuer d'intensité et fluctuer. C'est ainsi que le système de protection du métro s'est déclenché, face à cette fluctuation de tension.

La Société de transport de Montréal, qui se dit victime dans cette histoire, a confirmé que cette fluctuation de tension avait «déclenché nos 1200 alertes qui gèrent tous les systèmes d'alimentation et de traction dans le métro».

La porte-parole de la STM, Odile Paradis, a expliqué que si Hydro-Québec a réussi à rétablir la situation rapidement, il en a été autrement du métro de Montréal, qui a dû «réarmer ses 1200 systèmes de protection».

Sans ces systèmes, a-t-elle expliqué, les équipements risqueraient d'être endommagés lorsque de tels événements se produisent.

De son côté, la première ministre Pauline Marois a nié qu'il y ait eu peu d'intervention pour tenter d'éteindre ou d'atténuer ces feux à l'origine de tous ces problèmes techniques.

«Notre direction régionale de la Sécurité civile, de la Sécurité incendie de l'Outaouais, de l'Abitibi-Témiscamingue, du Nord-du-Québec, sont à pied d'oeuvre sur cette question, coordonnent l'ensemble des activités qui s'y mènent. La SOPFEU (Société de protection des forêts contre le feu) est aussi disponible. Il y a une coordination avec le gouvernement fédéral, avec Parcs Canada, entre autres. Donc, toutes les actions que nous devons mener sont menées de façon systématique, là où il faut les mener. Donc, non, ce n'est pas exact de dire que nous n'intervenons pas parce qu'on est en haut du 49e parallèle», a affirmé Mme Marois.

Depuis les ennuis techniques de mercredi, Hydro-Québec a pris des mesures pour éviter que de tels problèmes en cascade se reproduisent, a fait savoir M. Vandal. La société d'État a momentanément reconfiguré son système.

«Ce faisant, on a limité grandement les risques de fluctuations comme on a pu voir hier (mercredi). Et on suit la situation de très près. On a placé le réseau dans une configuration qui est exceptionnelle, mais qui devrait nous permettre d'éviter un événement exceptionnel comme on a vécu. Je suis confiant. Mais les feux sont difficilement contrôlables», a commenté le pdg d'Hydro-Québec.

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