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Nicolas Sarkozy démissionne du Conseil constitutionnel

04/07/2013 05:27 EDT | Actualisé 03/09/2013 05:12 EDT

L'ancien président français Nicolas Sarkozy a démissionné du Conseil constitutionnel afin, dit-il, de retrouver sa liberté de parole. Il s'agit d'un coup dur pour celui qui envisagerait sérieusement un retour en politique.

L'ex-président a pris cette décision quelques heures après le rejet par l'institution de ses comptes de campagne pour un dépassement de 2,1 % du plafond légal des dépenses, durant l'élection présidentielle de 2012.

La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques avait rejeté en décembre 2012 le budget de campagne Nicolas Sarkozy. Celui-ci avait alors fait appel devant le Conseil constitutionnel, qui a rendu sa décision attendue jeudi.

Nicolas Sarkozy n'a par conséquent pas droit au remboursement de l'ordre de 15 millions de dollars, équivalant à près de la moitié des dépenses autorisées. Il démissionne pour « retrouver sa liberté de parole » devant « la gravité de la situation et les conséquences qui en résultent pour l'opposition et pour la démocratie », a-t-il confié à l'Agence France-Presse.

C'est la première fois qu'un candidat accédant au second tour d'une élection présidentielle voit son compte de campagne rejeté.

Une vive polémique avait opposé pendant la campagne de 2012 les partisans de François Hollande à ceux de Nicolas Sarkozy, les premiers reprochant au candidat de l'UMP de faire campagne aux frais de l'État.

L'UMP en crise financière

Il s'agit d'un revers non seulement pour Nicolas Sarkozy, mais aussi pour son parti, l'UMP, qui aura à payer la note pour lui.

Le parti est déjà plongé dans une crise financière aiguë depuis sa défaite aux élections législatives de 2012. Son président, Jean-François Copé, a annoncé qu'il réunirait la semaine prochaine le bureau politique afin d'examiner les conséquences de cette décision.

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