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Les leaders sud-américains supportent le président Morales pour l'avion dérouté

04/07/2013 10:24 EDT | Actualisé 03/09/2013 05:12 EDT

COCHABAMBA, Bolivie - Le président de la Bolivien Evo Morales a menacé de fermer l'ambassade américaine en Bolivie à la suite du déroutage de l'avion qui le ramenait de la Russie et que les États-Unis soupçonnaient de transporter l'espion recherché Edward Snowden.

Ayant assisté à un sommet en Russie, où il a exprimé qu'il serait prêt à accueillir M. Snowden s'il demandait asile à la Bolivie, M. Morales a vu son avion dérouté de force par les États-Unis et atterrir d'urgence à Vienne, en Autriche. Le président soutient toutefois n'avoir pas vu M. Snowden en Russie, ni avoir reçu de demande d'asile de sa part.

Les leaders de plusieurs pays sud-américains se sont ralliés derrière lui lors d'une rencontre spéciale à Cochabamba, en Bolivie, où ils ont discuté de l'incident diplomatique, qu'ils ont qualifié de violation de l'autonomie nationale et de gifle pour une région ayant souffert l'humiliation de plusieurs coups militaires américains et européens.

Le président de l'Équateur Rafael Correa a affirmé que lui et d'autres dirigeants offraient tout leur support à M. Morales.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a quant à lui reproché aux autorités espagnoles d'avoir tenté de fouiller l'avion de M. Morales.

Celui-ci a rapporté qu'à son atterrissage à Vienne, l'ambassadeur espagnol d'Autriche a demandé à fouiller l'appareil, ce qu'il a refusé.

Le premier ministre espagnol «Rajoy n'a aucun droit d'infraction à la loi internationale», a déclaré M. Maduro.

Critique de longue date des politiques des États-Unis à l'endroit de l'Amérique latine, M. Morales a été accueilli en héros dans un aéroport de La Paz, la capitale bolivienne, à son arrivée mercredi en fin de soirée, après un délai de 14 heures à Vienne. Lors de la rencontre spéciale, il a soutenu que cette épreuve faisait partie d'un complot des États-Unis visant à intimider les pays sud-américains.

Il a exhorté les pays d'Europe à «se libérer» des États-Unis.

«Le gouvernement des États-Unis utilise son agent (Snowden) et le président (de la Bolivie) pour intimider toute la région», a-t-il affirmé.

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