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Bachar el-Assad estime que l'opposition syrienne est à court d'options

04/07/2013 03:58 EDT | Actualisé 03/09/2013 05:12 EDT

DAMAS, Syrie - Le président syrien Bachar el-Assad croit que les opposants à son régime sont à court d'options et qu'une intervention de l'extérieur est la seule menace qui subsiste pour son gouvernement, même s'il estime peu probable que la communauté internationale ne s'implique directement dans la guerre civile syrienne.

Dans une entrevue publiée jeudi par le journal d'État Al-Thawra, le président syrien a affirmé que toutes les manoeuvres des rebelles pour le déloger avaient connu un échec cuisant.

Il a refusé d'utiliser le terme «révolution» pour qualifier les troubles qui touchent la Syrie depuis deux ans. Selon lui, le mouvement d'opposition est une tentative des États-Unis et de certains pays arabes pour déstabiliser politiquement son pays.

Pendant l'interview, Bachar el-Assad a également salué les efforts de nombreux Égyptiens pour chasser du pouvoir le président du pays, Mohamed Morsi. Il a soutenu que le départ de M. Morsi mettait un terme à ce qu'il a qualifié d'«islam politique».

En Syrie, plus de 93 000 personnes ont été tuées depuis le début du conflit en mars 2011. La crise a commencé par des manifestations pacifiques contre le régime Assad et s'est transformée en guerre civile à la suite de la violente répression des protestations par le gouvernement. Des millions de Syriens ont aussi dû fuir leur maison en raison des combats.

Tout au long du conflit, le président Assad a soutenu qu'il ne s'agissait pas d'un soulèvement populaire mais d'une «conspiration» appuyée par l'Occident, accusant les combattants de l'opposition d'être des terroristes, des islamistes et des mercenaires à la solde des riches pays du golfe Persique, qui sont des alliés des États-Unis.

La publication de l'entrevue de Bachar el-Assad coïncide avec une offensive majeure des troupes gouvernementales à Homs, la troisième ville en importance du pays, et avec une rencontre des membres de la Coalition nationale syrienne à Istanbul, en Turquie. Il s'agit de la deuxième tentative des opposants au régime syrien en autant de mois pour unifier leurs forces.

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