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Festival de jazz 2013: des chats endiablés (VIDÉO)

03/07/2013 03:46 EDT | Actualisé 03/07/2013 03:49 EDT

Depuis son premier passage à Montréal en 2006, la formation The Cat Empire à la cote dans la métropole québécoise. Véritables bêtes de scène, les six membres du groupe australien ont donné ce que les Montréalais attendaient d’eux, mardi soir, au Métropolis. Une musique explosive qui mélange de façon originale le jazz, funk, hip-hop, rock, reggae, ska et beats électroniques.

Au printemps 2013, The Cat Empire a sorti un cinquième album studio intitulé Steal The Light, qui marque aussi le dixième anniversaire du groupe. Un disque ensoleillé qui ramène en quelque sorte la formation aux sources, ou disons plutôt à ses premières sonorités qui avaient fait leur succès. Une proposition « remplie de cordes, cuivres, percussions et platines », comme le disent les programmateurs du Festival international de jazz.

Il y avait foule pour cette supplémentaire annoncée par les organisateurs du Festival [tous les billets la représentation du 5 juillet étant vendue depuis un moment], mais ce n’était pas la totale. Un peu clairsemé lorsqu’on quittait le parterre devant la scène. À l’arrière, près du bar, c’était presque désert. Normal pourrions-nous dire puisqu’on avait ajouté un concert pour satisfaire les amateurs déçus de ne pas pouvoir assister au spectacle de vendredi, qui affiche complet.

Sur les rythmes rapides de congas, trompettes, batterie, basse, clavier et du scratch des platines, les chansons comme In My Pocket, Prophets In The Sky (morceau du dernier album), Sly (sorte de rock’n’roll mélangé au swing avec beaucoup de clavier et de trompette) et Sleep Won't Sleep (également une nouvelle pièce aux influences cubaines) n’avaient véritablement qu’un seul but assumé, la fête.

Les arrangements sont ainsi construits chez The Cat Empire: hop, hop, hop pour les interventions colorées, les pas de danse, la joie de vivre et les mains en l’air. On ne souffle pas beaucoup avec ce sextet, et c’est l’idée même de leur musique. Exit les états d’âme, les artifices musicaux et les atmosphères nuancées. D’ailleurs, on pourrait même affirmer que les balades ne sont pas leur force. Le groupe est composé de bons musiciens qui crachent du groove. Tout simplement. Des sons inspirés de pratiquement tous les styles et de différentes époques.

Chose certaine, ils ont l’expérience des concerts endiablés et c’est sur cette sensibilité festive qu’ils misent tous leurs jetons. Tant mieux puisque dans la foule, la très grande majorité des gens criaient, dansaient et s’amusaient comme des petits fous.

The Cat Empire offrira une seconde prestation vendredi, au même endroit.

EN IMAGES:

Festival de jazz: 2 juillet 2013