POLITIQUE

Marcel Côté candidat à la mairie : Denis Coderre et Richard Bergeron réagissent

03/07/2013 02:12 EDT | Actualisé 01/09/2013 05:12 EDT
PC

Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, et Denis Coderre, chef de l'Équipe Denis Coderre, ne sont pas impressionnés par la nouvelle coalition présentée mercredi par le candidat indépendant à la mairie de Montréal, Marcel Côté, qu'ils considèrent comme un regroupement électoraliste.

En point de presse mercredi après-midi, Richard Bergeron a d'abord souhaité la bienvenue à Marcel Côté, tête d'affiche de la Coalition pour Montréal, dans le débat électoral. « Maintenant, la table est mise, on sait qui seront les personnes et équipes en présence », a-t-il dit.

Mais M. Bergeron juge que la Coalition pour Montréal est un regroupement opportuniste. « Avant, il y avait une coalition [celle de Denis Coderre], maintenant il y en a deux. Ce sera à la population de faire son choix entre l'opportunisme, où on recycle les membres des vieilles formations, ou une formation qui a formé ses propres membres, des militants », a-t-il affirmé.

M. Bergeron souligne que Projet Montréal était « formé de gens jeunes, dynamiques, qui ne sont pas venus à la politique sur un coin de table, qui n'ont pas saisi une opportunité d'être membres d'une alliance électorale à quelques mois des élections. »

Concernant le fait que M. Côté est présenté comme le candidat du milieu des affaires, Richard Bergeron dit qu'il faut se méfier de telles prétentions.

« On disait que [l'ancien maire] Gérald Tremblay était le candidat du milieu des affaires. Et ensuite, Benoît Labonté, l'ancien président de la Chambre de commerce métropolitaine. M. Côté est un homme d'affaires respecté et respectable, mais ce ne devrait pas être le critère qui devrait peser le plus lourd aux yeux de la population », soutient-il.

Quant au fait que la bataille électorale pourrait se jouer à deux (Marcel Côté et Denis Coderre), selon certains observateurs, Richard Bergeron n'en fait pas grand cas. « En 2005, on disait que c'était une bataille entre deux grands, Gérald Tremblay et Louise Harel. Moi, j'étais un tout petit. J'ai quand même fini avec 26 % des voix et 14 élus. Poursuivez la courbe et nous sommes très confiants », dit-il.

Une coalition clientéliste, selon Denis Coderre

Plus tôt, Denis Coderre a salué en point de presse la candidature de M. Côté, une annonce qu'il juge bonne pour la démocratie à Montréal.

M. Coderre perçoit toutefois la Coalition pour Montréal comme un regroupement qui cherche à plaire à certaines clientèles et qui risque d'accentuer les divisions.

« Je pense que quand on parle en termes de coalition, c'est beaucoup plus un mariage de champs d'intérêt. Et on commence à dire est versus ouest, les souverainistes versus les fédéralistes, les francophones versus les anglophones. Je n'ai jamais divisé la ville de cette façon », a-t-il dit, faisant référence aux propos de Marcel Côté, mercredi matin, qui se présentait comme celui qui rallierait les Montréalais de tous les horizons.

En réponse à des journalistes, Denis Coderre a aussi minimisé le fait que Marcel Côté jouisse d'un appui particulier du milieu des affaires.

« Je ne suis pas le candidat du milieu des affaires, mais des Montréalais. S'il y a des gens qui veulent, par groupe d'intérêt, avoir leur candidat, grand bien leur fasse. Ce n'est pas vrai que vous avez de façon homogène les gens d'affaires versus les autres. Ma clientèle, c'est l'ensemble des Montréalais », a-t-il dit.

Alors que la Coalition pour Montréal compte mettre l'accent sur l'idée de « Montréal gagnant », M. Coderre a tenu à présenter sa formation comme celle de l'efficacité et de l'accès aux services.

Par ailleurs, Denis Coderre ne pense pas que la course à la mairie se joue uniquement entre sa formation et la Coalition pour Montréal. « J'ai du respect pour Richard Bergeron et Mélanie Joly. Ça fait trop longtemps que je fais de la politique pour tomber dans ce cynisme-là. Commencer à être réducteur de cette façon, ce n'est pas acceptable pour la démocratie », a-t-il dit.

Fausse nouveauté, juge Mélanie Joly

Une autre candidate indépendante à la mairie, Mélanie Joly, a rappelé que la coalition de Marcel Côté est basée sur un parti existant, soit la formation Vision Montréal de Louise Harel. « On essaie de faire du neuf avec du vieux », a jugé Mme Joly.

Marcel Côté, président fondateur de la firme Secor, a officialisé sa candidature à la mairie de Montréal, mercredi matin, entouré d'une multitude de personnalités des milieux économique, culturel et social. M. Côté se présente à titre d'indépendant à la tête d'une coalition de candidats-conseillers en provenance de plusieurs partis politiques, dont Vision Montréal de Louise Harel.

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