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Un aspect clé d'Obamacare est reporté en 2015 

02/07/2013 11:38 EDT | Actualisé 01/09/2013 05:12 EDT

Les entreprises auront un an de plus pour s'ajuster à la loi controversée sur la réforme de la santé adoptée en 2010, a annoncé mardi l'administration Obama.

D'ici janvier 2015, toutes les entreprises de 50 employés et plus devront fournir à leurs salariés une couverture santé, sous peine d'amendes d'un minimum de 2000 $ par an par employé.

Cette obligation, qui devait commencer en janvier 2014, a été reportée à la demande des entreprises, a expliqué le secrétaire adjoint au Trésor, Mark Mazur.

Ce délai permettra également au Trésor de simplifier les formulaires utilisés par les entreprises tout au long de la mise en application de la réforme.

Le secteur privé et l'opposition réagissent

Les entreprises privées américaines ont accueilli avec enthousiasme la nouvelle annoncée par la Maison-Blanche. Un représentant de la Fédération professionnelle du commerce, Neil Trautwein, craignait que l'échéance de janvier 2014 ne favorise les amendes « arbitraires ».

« Ce délai d'un an va permettre aux employeurs et entreprises de prendre le temps de mettre à jour leurs couvertures santé », a déclaré ce représentant de la National Retail Federation.

Chez les républicains, toutefois, la nouvelle prend la tournure d'un aveu d'échec. « Obamacare coûte trop cher et ne fonctionne pas comme l'administration l'a promis », a dénoncé le chef de la minorité au Sénat, Mitch McConnell.

« Il n'en reste pas moins que la réforme doit être abrogée et remplacée », a-t-il ajouté.

La réplique du chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, n'a pas tardé. « La flexibilité est une bonne chose », a-t-il simplement ajouté.

Revendications religieuses

L'annonce de la Maison-Blanche a également permis aux groupes religieux, dirigés par la Conférence des évêques catholiques. de rappeler leurs revendications. Dans une lettre ouverte, quelque 70 d'entre eux ont dénoncé l'administration Obama pour sa réforme de la santé, qu'ils considèrent comme une atteinte à la liberté religieuse.

Depuis le début, les partisans d'ObamaCare se butent aux objections des évêques, qui refusent d'être obligés de payer pour la contraception, la stérilisation et la pilule abortive. Avec les écoles et les hôpitaux qu'ils gèrent, les évêques sont considérés comme de gros employeurs aux États-Unis. 

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