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Snowden renonce à sa demande d'asile en Russie, selon le Kremlin

02/07/2013 03:31 EDT | Actualisé 31/08/2013 05:12 EDT

Edward Snowden a retiré sa demande d'asile en Russie lorsque le président Vladimir Poutine l'a invité à renoncer à ses activités « nuisibles à nos partenaires américains », a fait savoir le Kremlin mardi. Il a cependant fait parvenir des demandes d'asile dans une vingtaine d'autres pays, selon WikiLeaks.

L'informaticien à l'origine des révélations sur le programme de surveillance américain Prism se trouve toujours dans la zone de transit de l'aéroport de Moscou-Cheremetievo et n'a pas pénétré sur le territoire russe, a précisé Dimitri Peskov, porte-parole du président russe.

Le ministère norvégien des Affaires étrangères a confirmé mardi que l'ancien consultant de la National Security Agency (NSA), Edward Snowden, avait introduit une demande d'asile politique en Norvège

« Je peux confirmer cela. Nous avons reçu une demande d'asile par télécopie provenant de notre ambassade à Moscou tard hier [lundi] après-midi », a indiqué mardi matin le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Frode Andersen.

« Elle vient probablement de lui et elle est prétendument signée de sa main, mais nous n'avons aucun moyen de le vérifier », ajoute-t-il.

La Pologne et la Norvège peu enclines à accueillir Snowden

« Envoyer une demande d'asile depuis l'étranger n'est en principe pas permis », a déclaré le secrétaire d'État norvégien à la Justice, Paal Loenseth, à la chaîne NRK.

L'ex-consultant américain, recherché par Washington pour espionnage, a fait déposer des demandes d'asile auprès d'une vingtaine de pays, dont la France, l'Islande, l'Équateur, Cuba, le Venezuela, le Brésil, l'Inde, la Chine et l'Allemagne, rapporte mardi le site Internet de WikiLeaks.

Le groupe spécialisé dans la divulgation massive de documents confidentiels précise que les démarches ont été entreprises samedi au nom de l'informaticien américain par la conseillère juridique de WikiLeaks, Sarah Harrison, qui se trouve avec lui.

Ces demandes, précise WikiLeaks sur son site I nternet, ont été remises au consulat russe de l'aéroport de Moscou-Cheremetievo qui a commencé à les diffuser auprès des ambassades concernées à Moscou.

Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, a également confirmé avoir reçu une demande d'asile de la part de Snowden. « Nous avons reçu un document qui ne remplit pas les conditions d'une demande d'asile formelle. Même si c'était le cas, je ne ferais pas de recommandation positive », écrit-il sur son compte Twitter.

Le Venezuela attend de recevoir une demande

De son côté, le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a estimé mardi que Snowden « mérite la protection du monde ». « Il n'a pas encore demandé la nôtre. Quand il le fera, nous donnerons notre réponse », a-t-il ajouté, interrogé par Reuters à Moscou.

Huit jours après son arrivée à Moscou en provenance de Hong Kong, Edward Snowden est sorti de son silence lundi pour se dire en mesure de faire de nouvelles révélations sur les activités d'espionnage des États-Unis et dénoncer la « chasse à l'homme » lancée contre lui par l'administration Obama.

Edward Snowden est bloqué dans la zone de transit de Moscou-Cheremetievo depuis le 23 juin et des sources russes ont affirmé que l'absence de passeport valide l'empêchait de prendre un vol pour Cuba, puis pour Quito.

Il avait également demandé l'asile politique à l'Équateur, qui a souligné qu'il ne pouvait statuer sur cette demande que si le requérant se trouvait sur son sol. Le président Rafael Correa a affirmé samedi que la solution se trouvait « entre les mains des autorités russes ».

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