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SNC-Lavalin veut sensibiliser Québec à l'importance de l'expertise québécoise

02/07/2013 05:49 EDT | Actualisé 01/09/2013 05:12 EDT

La firme d'ingénierie SNC-Lavalin et plusieurs de ses dirigeants se sont inscrits comme lobbyistes auprès du gouvernement du Québec.

D'après une déclaration déposée le 26 juin au Registre des lobbyistes de la province, le chef de la direction, Robert Card, et neuf autres représentants de diverses filiales de SNC (Michel Labbé, Claude Létourneau, Michael Novak, Charles Chebl, Robert Landry, Charles Malenfant, Gerry Grigoropoulos, François Lecavalier et Gilles Marcotte) se sont inscrits pour « sensibiliser » le gouvernement et différents organismes provinciaux à l'importance des firmes d'ingénieurs au Québec et à l'impact négatif de la nouvelle loi anticorruption.

Description du mandat dans le registre des lobbyistes :

Ce lobbyisme devrait s'exercer par des rencontres, des communications écrites et des appels téléphoniques auprès de plusieurs institutions :

  • Agence métropolitaine de transport
  • Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire
  • Ministère des Transports
  • Ville de Montréal
  • Ville de Québec
  • Société de transport de Montréal
  • Hydro-Québec
  • Assemblée nationale
  • Autorité des marchés financiers (AMF)
  • Cabinet du premier ministre
  • Caisse de dépôt et placement du Québec
  • Infrastructure Québec
  • Investissement Québec
  • Ministère du Conseil exécutif

Le mandat de lobbyisme se poursuivra pendant une période de deux ans, débutant le 25 mars dernier, jusqu'au 25 mars 2015.

SNC-Lavalin est dans la tourmente depuis plusieurs mois, notamment avec l'arrestation de son ex-PDG Pierre Duhaime, la démission de son vice-président principal et directeur général de la division Transports, Infrastructures et Bâtiment Yves Cadotte, les révélations à la commission Charbonneau sur le financement illégal de partis politiques, ainsi que les enquêtes journalistiques sur ses relations douteuses avec les anciens régimes de Libye et de Tunisie. La société a perdu des contrats, dont un avec Hydro-Québec, en avril dernier.

La récente décision du gouvernement du Québec d'écarter la firme Dessau et son entreprise associée Verreault des contrats publics pendant cinq ans a suscité certaines inquiétudes quant à l'avenir du génie-conseil québécois. Certains ont estimé que le gouvernement sacrifiait une génération d'ingénieurs au lieu de viser les dirigeants responsables de malversations.

Le président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard, avait indiqué à la fin mai que le gouvernement comptait resserrer encore les règles d'octroi des contrats municipaux et gouvernementaux. Le seuil de valeur d'un contrat au-delà duquel une entreprise devrait obtenir le sceau d'intégrité de l'AMF passerait ainsi de 40 millions de dollars, à l'heure actuelle, à 10 millions et éventuellement à 100 000 $.

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