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Égypte: l'opposition n'est pas favorable à un coup d'État militaire

02/07/2013 06:35 EDT | Actualisé 01/09/2013 05:12 EDT
AP

L'opposition égyptienne a affirmé mardi qu'elle ne soutiendrait aucun "coup d'Etat militaire", soulignant que l'ultimatum lancé par l'armée au président islamiste Mohamed Morsi pour "satisfaire les revendications du peuple" ne signifiait pas que les militaires voulaient jouer un rôle politique.

"Nous ne soutenons aucun coup d'Etat militaire", affirme dans un communiqué le Front du salut national (FSN, principale coalition de l'opposition).

"Le FSN est déterminé, depuis sa formation le 22 novembre 2012, à construire un Etat démocratique, civil et moderne (...) Nous faisons confiance à la déclaration de l'armée, reflétée dans son communiqué d'hier (lundi), selon laquelle elle ne veut pas s'investir en politique ou jouer un rôle politique", ajoute le texte.

Dans un message lu lundi soir à la télévision, le commandement militaire avait indiqué que "si les revendications du peuple n'étaient pas satisfaites durant cette période" de 48 heures, les forces armées "annonceraient une feuille de route et des mesures pour superviser sa mise en oeuvre".

Il a ensuite, dans un communiqué publié dans la nuit, démenti préparer un "coup" assurant que la déclaration de son chef, le général Abdel Fattah al-Sissi, visait "à pousser tous les bords politiques à trouver une issue rapide à la crise actuelle".

Les militaires avaient pris les rênes de l'exécutif pour un intérim controversé entre la chute du président Hosni Moubarak en février 2011 et l'arrivée au pouvoir de M. Morsi, premier président démocratiquement élu du pays, en juin 2012.

Répondant aux accusations des partisans du premier président civil élu dans le pays, l'opposition affirme que "demander à M. Morsi de démissionner n'est pas contraire aux règles démocratiques".

Elle explique réclamer le départ du chef de l'Etat parce qu'"aucune des revendications de la révolution (de 2011) n'a été réalisée".

Au contraire, ajoute le FSN, "M. Morsi et les Frères musulmans ont engagé le pays dans une autre direction qui reflète surtout leur désir de dominer l'Etat, ils n'ont pas construit une démocratie et ne sont pas parvenus à améliorer les conditions de vie des Egyptiens", alors que la situation économique qui ne cesse de se détériorer est au coeur des préoccupations dans le pays le plus peuplé du monde arabe.

Le FSN condamne en outre "les violences et les attaques contre les bureaux des Frères musulmans et du Parti de la liberté et de la justice", vitrine politique de la puissante confrérie attaquée dans la nuit de dimanche à lundi.

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