NOUVELLES

Dégradation de la qualité de l'air

02/07/2013 12:29 EDT | Actualisé 01/09/2013 05:12 EDT

Environnement Canada émet un avertissement de smog pour l'ouest du Québec. La qualité de l'air est considérablement réduite dans les villes de Soulanges, Huntingdon, Lachute et Saint-Jérôme.

Le smog est une brume jaunâtre, principalement formée de polluants atmosphériques, qui limite la visibilité et peut affecter la santé.

Il est constitué d'ozone troposphérique (la troposphère est la couche la plus basse de l'atmosphère; à ne pas confondre avec la couche d'ozone en haute atmosphère), de pollen, de poussière, d'oxydes de soufre, d'ammoniac et de composés organiques volatils.

Pas moins de 95 % des polluants qui entrent dans la composition du smog « fabriqué au Québec » proviennent des activités humaines, particulièrement du transport routier.

Toutefois, le smog retrouvé au Québec est également constitué de polluants et d'ozone amenés par le vent du sud de l'Ontario et du centre des États-Unis.

Un vrai danger pour la santé

Selon Santé Canada, le smog affecte surtout les jeunes enfants, les personnes âgées et celles souffrant de maladies chroniques cardiovasculaires et respiratoires, qu'il peut aggraver.

Chez les personnes en santé, il peut irriter les yeux, le nez et la gorge. Il peut également causer des douleurs à la poitrine, des nausées, de la toux et de la congestion pulmonaire.

Selon le Commissaire canadien à l'environnement, le smog tue plus de Canadiens que les accidents de voiture, le cancer du sein, le cancer de la prostate ou les mélanomes. La pollution de l'air est en effet associée à 5900 décès par année au Canada, dont environ 1500 à Montréal.

Pour contrer les incidences du smog, Santé Canada recommande notamment d'éviter les activités épuisantes en plein air, particulièrement l'après-midi, et de s'abstenir de faire de l'exercice près des zones à forte circulation automobile.

Des moyens pour réduire le niveau de smog

Le Centre québécois d'actions sur les changements climatiques recommande aux Québécois d'adopter certains comportements pour prévenir le smog et, à long terme, agir sur la pollution atmosphérique et sur les changements climatiques :

  • Choisir des moyens de transport autres que l'automobile (le vélo, la marche, le transport en commun et le covoiturage);
  • Adopter une conduite écologique (réduire sa vitesse, éviter de laisser tourner inutilement le moteur, éviter les démarrages rapides et entretenir régulièrement sa voiture);
  • Réduire au minimum la consommation d'énergie à la maison (baisser le niveau du climatiseur et diminuer l'utilisation des appareils électriques domestiques);
  • Éviter l'utilisation des produits à base de solvants;
  • Ne pas faire brûler de feuilles, de branches ou d'autres résidus de jardinage;
  • Remplacer les véhicules et machines à moteur à essence par d'autres moyens (une embarcation à rames au lieu d'un bateau à moteur, une tondeuse manuelle au lieu d'une tondeuse à essence).

Le gouvernement du Québec possède un réseau de surveillance du smog composé de 51 stations de mesure de l'ozone ou de particules fines dans l'air ambiant, réparties à travers la province.

PLUS:rc