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Poutine et Obama chargent les chefs du FSB et du FBI de régler le cas Snowden

01/07/2013 10:19 EDT | Actualisé 01/07/2013 10:19 EDT
AP

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Barack Obama ont chargé les chefs du FSB et du FBI de régler le cas d'Edward Snowden, l'ex-consultant du renseignement américain réfugié dans un aéroport de Moscou, a annoncé lundi un haut responsable russe.

"Ils n'ont pas bien sûr une solution qui satisfasse chacune des parties, c'est pourquoi ils ont chargé le directeur du FSB (Alexandre) Bortnikov et le directeur du FBI (Robert) Mueller d'être en contact permanent et de trouver des solutions", a déclaré le chef du Conseil de sécurité russe, Nikolaï Patrouchev, à l'antenne de la chaîne de télévision Rossia 24.

"Leur tâche n'est pas simple, car ils (MM. Bortnikov et Mueller) doivent trouver une solution dans le cadre des normes du droit international", a souligné M. Patrouchev, lui-même ancien directeur du FSB (Service fédéral de sécurité).

"Au jour d'aujourd'hui, il n'est pas possible de dire qu'il y a une solution", a encore déclaré M. Patrouchev.

Edward Snowden, un ancien informaticien de 30 ans du renseignement américain, qui a fait des révélations fracassantes sur l'ampleur de la surveillance électronique des Etats-Unis dans le monde, est bloqué dans la zone de transit de l'aéroport de Moscou-Cheremetievo depuis le 23 juin, son passeport ayant été annulé par Washington qui réclame son extradition et l'a inculpé d'espionnage.

La Russie, qui n'a pas d'accord d'extradition avec les Etats-Unis, a affirmé ne rien avoir à lui reprocher, arguant en outre qu'il n'avait pas réellement franchi sa frontière, à savoir le contrôle des passeports.

Mais Edward Snowden, qui est du reste demeuré invisible à l'aéroport depuis le 23 juin, n'est pas pour autant monté dans un avion pour Cuba à bord duquel il avait réservé un siège, des sources russes affirmant qu'il ne pouvait voyager avec un passeport annulé.

L'Equateur, auquel il a demandé l'asile politique, a de son côté souligné ne pouvoir examiner sa demande que s'il rejoignait son territoire, et affirmé que la solution se trouvait "entre les mains des autorités russes".

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