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Nokia acquiert pour 2,3G$ la participation de Siemens dans la coentreprise

01/07/2013 03:46 EDT | Actualisé 31/08/2013 05:12 EDT

HELSINKI - Le géant finlandais Nokia, qui éprouve des difficultés avec sa division des téléphones intelligents, se tourne vers ses activités les plus lucratives et acquiert, pour 1,7 milliard d'euros (2,33 milliards $ CAN), la participation de 50 pour cent de l'allemande Siemens dans leur coentreprise de réseaux sans fil.

Nokia Corp. a indiqué lundi que la transaction serait complétée au cours du troisième trimestre de cette année, et que la coentreprise formée en 2007 — Nokia Siemens Networks — deviendra une filiale en propriété exclusive de Nokia.

Après une hausse initiale de près de huit pour cent, la valeur du titre de Nokia a clôturé lundi en hausse de 3,5 pour cent, à 2,95 euros, à la Bourse d'Helsinki. Le titre de Siemens AG s'est apprécié quant à lui de 2,4 pour cent, à 79,60 euros, à Francfort.

La coentreprise Nokia Siemens Networks accumulait les pertes depuis plusieurs années, et les rumeurs de son acquisition allaient bon train. Pendant ce temps, Nokia éprouvait des difficultés avec son activité principale, la production de téléphones cellulaires, perdant même sa position dominante dans ce secteur — la finlandaise détenait une part de 40 pour cent du marché mondial en 2008.

Mais plus récemment, Nokia Siemens Networks a commencé à montrer des signes d'améliorations, suite à une restructuration et à d'importantes réductions d'effectifs. Au premier trimestre de cette année, l'entreprise a enregistré un léger bénéfice, comparativement à une perte de 1 milliard d'euros pour la même période en 2012.

Nokia doit affronter une concurrence féroce dans le lucratif marché des téléphones intelligents, avec la présence de Samsung, d'Apple et de tous ces appareils qui utilisent le logiciel Android de Google. Mais la concurrence vient aussi des fabricants asiatiques, qui offrent des appareils moins chers.

La transaction annoncée lundi fait aussi l'affaire du partenaire Siemens, qui tente de réduire ses coûts. En novembre dernier, le géant allemand, qui emploie quelque 370 000 personnes dans le monde, a annoncé un plan pour économiser 6 milliards d'euros d'ici 2014, notamment en vendant sa division énergie solaire et en restructurant sa division eau.

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